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Lies ▬ ft James.

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MessageSujet: Lies ▬ ft James. Sam 1 Oct - 0:39

Lies
James & Edw
“Nuit du 3 au 4 Septembre 2016”


Elle regarde tout le monde, tout ces gens qui se pressent sur la piste de danse, ces corps qui suent, qui se collent, s'entremêlent, se cherchent et se séparent. Elle les regarde du coin fumeur, dans lequel elle tire de longues taffes sur une cigarette déjà à demi-consumée, en captant les rires de ses amies. L'une d'elle doit se marier ; Catelyn, la plus grande, blonde, élancée, bien proportionnée, probablement trop jeune pour se marier, d'après l'avis d'Edwige. Avis qu'elle garde pour elle, ne voulant pas lui gâcher son moment de fête. Mais le mariage est une belle connerie, que pense la prof de théâtre de la Monroe University. Elle termine sa cigarette, l'écrase vigoureusement sur le bord du cendrier avant de retourner au centre de l'action, laissant Catelyn lui sauter dessus. Déjà alcoolisée, son amie profite de sa dernière soirée de « célibataire » avec une énergie qu'Edwige lui envie presque. L'ancienne actrice serre son amie contre elle, la félicite encore, rit à ses phrases décousues pour se remettre dans l'ambiance et se fait entraîner sur la piste.

Elle s'amuse, arrête de danser quelques instants pour aller se chercher un verre qu'elle fini par réussir à se faire payer en se laissant draguer par un type qui pourrait être son fils, et qu'elle oublie aussitôt une fois le verre bien en main. Il lui en faut un peu plus pour être saoule, mais ce n'est pas l'ivresse qu'elle recherche de toute façon. C'est simplement profiter de cette nuit, la rendre inoubliable pour son amie... La musique n'est pas particulièrement bonne, mais l'ambiance qui règne dans la boîte de nuit rendrait euphorique une nonne, alors Edwige se défoule, n'hésite pas à danser, à prendre toute la place, à rire à gorge déployée, à vivre. « Ed, je crois que le gamin là-bas te regarde. » la taquine Ambre, une autre amie également là pour enterrer la vie de jeune fille de Catelyn. La prof sourit, boit une gorgée, et tourne enfin la tête vers le jeune homme dont Ambre lui parle, avant de lâcher un léger rire et d'aller à sa rencontre.

James Carroll, voilà qui la regarde. Et bien sûr, Edwige ne peut pas s'empêcher de le rejoindre, clairement heureuse de le voir là. Elle arrive à sa hauteur, lui offre un sourire amusé, boit une gorgée de son verre et vient lui prendre un long baiser passionné. « Comme c'est étonnant de te trouver là, tiens. La villa des Party Hard ne te suffit plus ? » Elle rit un peu, à peine, se moquant très légèrement sans vraiment de méchanceté. Elle termine son verre, le pose sur la table la plus proche et regarde le bar. « Maintenant qu'on s'est croisés, tu vas être obligé de me payer un verre. Je suis à sec. » Ce n'est pas une question, c'est une affirmation. Après tout, c'est lui qui a commencé à la regarder. S'il ne l'avait pas fait, elle ne l'aurait même certainement pas remarquer. « Et plus vite que ça, j'ai soif. » qu'elle ajoute, avec un faux sérieux qu'elle n'arrive même pas à garder...


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MessageSujet: Re: Lies ▬ ft James. Dim 2 Oct - 1:44

Lies
James & Edw
“Nuit du 3 au 4 Septembre 2016”


Ce n’était pourtant pas prévu. Pas le moins du monde. Il avait juste remarqué, juste avant la soirée organisée à la House of Fun, qu’il n’y avait plus aucune cocaïne à portée de vue, et, après avoir gueulé sur des innocents qu’il ne fallait pas lui voler sa drogue – qu’il avait bien évidemment probablement consommé tout seul comme un grand -, était sorti en chercher. Ce n’était tout de même pas de sa faute si son dealer était dans une boîte de nuit à ce moment là. Il ne pensait pas rester quand il y était entré, mais ce n’était pas non plus de sa faute s’il avait été mêlé au groupe dudit dealer contre son gré. Enfin, contre son gré. Un « Tu veux un verre ? » avait suffit, à vrai dire. Il avait envoyé un « Je vais être retardé. » à Chamya entre deux verres, et avait entrepris d’oublier jusqu’à son prénom aussitôt. Parfois, ça avait du charme d’être au milieu d’inconnus. Et puisque l’alcool rapproche tout le monde, il s’était vite retrouvé avec une vingtaine de nouveaux amis d’une nuit. Mais en relevant son nez d’une ligne terminée, son regard s’était posé sur une silhouette familière, et il s’était mis à la fixer. Elle bougeait au rythme de la musique, magnifiquement, et un petit sourire naquit sur ses lèvres quand il se rendit compte qu’il connaissait cette attraction là. Edwige. Un de ses nouveaux amis lança une remarque vulgaire à son propos, et un petit rire lui échappa pendant qu’il murmurait « T’as aucune chance. » pour le blesser dans son honneur.

Heureusement, le regard d’Edwige croise le sien avant qu’il ne décide qu’accepter la bagarre que l’autre avait l’air décidé à engager était une bonne idée, et un rire sincère lui échappe tandis qu’elle vient lui prendre un baiser.  Voilà qui devrait en boucher un coin à son nouvel ami, au moins. « Je te suis, en fait. Parce que je suis fou amoureux de toi et que j’ai des tendances obsessionnelles. Je comptais te violer dans une ruelle en repartant, tu viens de ruiner mon plan. » Il suit son regard jusqu’au bar, et un sourire en coin lui vient avant même qu’elle n’ait prononcé un mot. Parfois, un visage familier vaut mieux que mille visages inconnus. Sans hésiter une seconde, James se relève pour entrelacer ses doigts aux siens et la tirer vers le bar en se faisant un chemin dans la foule, riant de nouveau à son faux ordre. « Ne me donne pas d’ordres, je te prie. Déjà, t’es pas crédible, et en plus, quand tu portes des vêtements ça manque de charme. » Sans vraiment attendre une réponse, il commande deux verres aussitôt, malgré sa protestation sur jouée, et se hisse à peine pour s’asseoir sur le bar en tapotant la place à ses côtés pour qu’elle l’imite avec un sourire amusé. A peine un tout petit peu surélevés, histoire de pouvoir voir tout le monde, et être vus par tout le monde. « Je pense aux petits avant tout. », il murmure avec un petit sourire arrogant sans la quitter du regard. Non pas qu’elle soit si petite que ça, mais taquiner, c’est toujours amusant.

Son regard se repose sur le groupe de femmes avec lesquelles sa nouvelle compagne de soirée était, détaillant leurs visages et leurs corps sans la moindre discrétion, et un petit rire moqueur lui échappe quand l’une d’elle titube et manque de tomber. « Si tu voulais quelqu’un avec qui boire, t’aurais pu m’appeler, t’étais pas obligée de sauter sur le premier groupe de femmes qui ne tiennent pas l’alcool, tu sais ? » Une petite voix dans sa tête lui murmura qu’éviter de dire ce genre de choses pourrait être une bonne idée, puisqu’elles étaient potentiellement ses amies, mais cette bonne pensée lui échappa aussitôt qu’il reposa son regard sur la prof de théâtre. Bon dieu, qu’elle était belle. Il la dévisagea un peu, la drogue se promenant de son sang empêchant son cerveau de lui dire que ce n’était ni poli ni normal, puis se mit à rire de nouveau en plantant ses yeux dans les siens. « T’es très belle ce soir. Profite de ce compliment, t’en auras pas d’autres. Tes amies vont pas t’insulter ? Parce que normalement c’est les potes avant les putes, je sais pas si ça marche de la même façon avec vous, mais quand même. Je me plains pas, mais évite de perdre le peu d’amis qui acceptent de traîner avec ta folie, quoi. » Il posa un rapide baiser chaste dans son cou, en simple marque d’affection taquine, avant de prendre une pilule et de siroter son verre. Oui, décidément, croiser Edwige était une bonne chose. Les soirées avec des inconnus avaient du charme, certes. Mais n’importe quel moment avec Edwige était merveilleux. Parce qu’elle était merveilleuse.




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MessageSujet: Re: Lies ▬ ft James. Dim 2 Oct - 21:41

Lies
James & Edw
“Nuit du 3 au 4 Septembre 2016”


Les personnes avec lesquelles se tient James me regardent l'embrasser d'un air ahuri, et je tapote l'épaule du type le plus proche. « Remet-en, mon grand, toi aussi tu trouveras une couguar, patience. » que je balance, en me retenant de rire devant la tronche plus décomposée encore qu'il m'offre. Et puis, je me désintéresse totalement de lui. De toute façon, ce n'est pas lui que je suis venue voir. C'est James, qui répond à ma question avec son éternelle arrogance et son humour qui me fait sérieusement rire. « Ah oui, je vois. Ça se tient, on va dire que je te crois, du coup. » que je réponds sans réussir à retenir mon rire. Ses doigts s'entrelacent aux miens, et je le laisse faire gentiment, le suivant sans protester. Pourquoi l'aurais-je fait, de toute façon ? J'aime passer du temps avec cet étudiant, qu'importe qu'il soit plus jeune que ma propre fille. « Ne me donne pas d’ordres, je te prie. Déjà, t’es pas crédible, et en plus, quand tu portes des vêtements ça manque de charme. » J'éclate de rire, sans répondre quoi que ce soit, alors qu'il nous commande deux verres. Il nous choisi des places où tout le monde peut nous remarquer, et je lève les yeux au ciel avec un petit sourire amusé. « Si tu veux que je te baise sur le bar, dis-le. Au moins, ils auront un vrai spectacle. » Bon, n'abusons pas. Je n'en suis pas non plus à faire ce genre de trucs. Quoi qu'avec du recul, ça pourrait être très drôle.

« Si tu voulais quelqu’un avec qui boire, t’aurais pu m’appeler, t’étais pas obligée de sauter sur le premier groupe de femmes qui ne tiennent pas l’alcool, tu sais ? » Je me rapproche de lui, comme pour venir lui prendre un baiser, mais discrètement, mon bras passe derrière lui et je lui fous un Gibbs bien placé et sans aucune tendresse. « Parle encore de mes amies, et c'est dans la gueule que tu te la manges. » Mes lèvres se posent rapidement sur les siennes, avant que je me remette correctement à ma place pour attraper mon verre et le siroter. Je plante mon regard dans le sien, et je remarque que ses pupilles sont tellement dilatées qu'on pourrait se voir en elle, alors je lâche un petit rire dépité. « Quoi que t'es trop défoncé pour prendre mes menaces au sérieux. Tu devrais. » « T’es très belle ce soir. Profite de ce compliment, t’en auras pas d’autres. Tes amies vont pas t’insulter ? Parce que normalement c’est les potes avant les putes, je sais pas si ça marche de la même façon avec vous, mais quand même. Je me plains pas, mais évite de perdre le peu d’amis qui acceptent de traîner avec ta folie, quoi. » Un bref sourire débile passe sur mes lèvres, avant de se transformer en rire amusé, suivi de près par un frisson quand ses lèvres viennent se poser dans mon cou. Putain de merde, ce gamin est doué. « Elles sont trop bourrées pour... » Je n'ai pas vraiment le temps de finir ma phrase, que Catelyn débarque devant nous, pour détailler James du regard. « Tu nous présentes ? » Elle rit, totalement alcoolisée, et j'attrape la main de James sans vraiment le capter. « Mon mec. J'vous explique demain. Tu devrais retourner danser Cat', tu vas tenir la chandelle, sinon. » Elle me fixe, et je vois l'incompréhension dans son regard, avant qu'elle ne redétaille James.

Et je reste conne moi-même, avant de lâcher brusquement la main de James pour boire plusieurs longues gorgées dans mon verre. Mon amie se barre, et moi, j'évite le regard de l'étudiant. « Bref, je vais peut-être pas tarder à y retourner. C'est son enterrement de vie de jeune fille, du coup, j'suis censée rester avec elles. Désolée du dérangement. » Et je descends du tabouret. Bordel, faut pas déconner ; pourquoi j'ai fais de la merde comme ça ?  


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MessageSujet: Re: Lies ▬ ft James. Dim 2 Oct - 23:14

Lies
James & Edw
“Nuit du 3 au 4 Septembre 2016”


Son rire réchauffe mes oreilles, et son humour douteux répond au mien en me faisant la rejoindre dans son hilarité. Il n’y a que les gens biens qui peuvent rire à mon humour, de toute façon, c’est évident. Et Edwige est redoutable dans ce domaine. « Pour une fois, je pensais même pas à mal, je voulais juste t’exhiber comme un trophée, rien de plus naturel. » Et qui ne voudrait pas ? A en croire le regard de la population masculine ou féminine homosexuelle de cette pièce, la question n’a pas vraiment besoin d’être posée. Et je suis probablement le type le plus chanceux de la soirée, pour les quelques minutes qu’elle m’accorde, d’ailleurs. Ah, que ce sentiment est agréable. J’ouvre et referme la bouche plusieurs fois alors que mon illusion de baiser est brisée, et me frotte la tête en riant doucement à sa menace. « Oh non s’il te plaît, pas le rire de l’adulte responsable, ça te va pas. Tu devrais savoir que je ne te prends jamais au sérieux. » Et je parle, de nouveau, parce qu’elle est belle, et que c’est tout ce à quoi j’arrive à penser. Ce n’est même plus forcément sexuel, à force. Pas toujours, en tout cas. Je suppose que certaines personnes sont juste belles tout le temps, sexualisées ou non. Mon regard passe dans la foule, pour voir si d’autres personnes ici ont cette chance, mais il ne semble pas capable de trouver quelqu’un d’autre. Bon. Peut être que j’idéalise un peu Edwige, alors. Ou peut être que je suis juste trop ailleurs. Oui, c’est probablement ça.  

Un minuscule sursaut me secoue quand une voix inconnue s’adresse à nous, et mes yeux se posent sur une des amies trop facilement alcoolisées de ma compagne temporaire. Beaucoup trop alcoolisée. Son regard est vitreux. Elle balbutie une question que je comprends à peine, et j’ouvre et referme la bouche avant de murmurer un « Jam… » coupé par la pression de la main d’Edwige sur la mienne et sa voix qui s’élève. Décidément, je ne comprends rien. « Mon mec. » Ma bouche s’ouvre et se referme de nouveau, comme si c’était la seule chose qu’elle savait faire, et mon cerveau me murmure que je dois vraiment avoir l’air d’un abruti quand je suis à court de mots. Pourquoi est-ce qu’elle dit ça ? Ce n’est pas comme si Edwige était le genre de personne à avoir honte d’être célibataire, après tout. Alors pourquoi ? Mon regard détaille ladite Cat’, et finit par croiser le sien, et tout ce à quoi j’arrive à penser, c’est que la main d’Edwige semble parfaitement faite pour la mienne, et que c’est tout de même une drôle d’ironie. C’est bien évidemment au moment où je pense ça que l’harmonie est rompue, et un petit silence s’installe pendant lequel je regarde la professeure en attendant qu’elle m’explique son nouveau jeu en riant. Mais rien ne vient. Et très bizarrement, Edwige n’a pas du tout l’air d’avoir envie de rire. « Eh ben, on a perdu sa l… » Une fois de plus, je suis coupé dans mon élan. Décidément, il faudrait que le monde entier perde cette habitude, c’est mon job de couper la parole. « Désolée du dérangement. » Mais. Mais comment ça ? Qu’est ce qu’il se passe ?

Sans même que je n’ai le temps de vouloir le faire, ma main a attrapé son poignet pour la retenir, et un petit moment de flottement passe entre nous pendant que je me demande ce que je suis en train de faire. Bon. On se remet les idées au clair. C’est Edwige, Edwige ne ressent pas de malaise, il ne peut pas y avoir de malaise entre nous. Certainement pas pour une petite plaisanterie. Alors autant rester dans le ton. Je me relève en tirant un peu sur son poignet pour qu’elle revienne vers moi, et l’enlace tendrement, comme les couples qu’on peut voir dans les films font. Enfin j’espère que ça ressemble à ça, en tout cas. « Alors prof, on est jalouse ? J’ai toujours voulu me taper quelqu’un qui se mariait juste après, pour la gloire du truc, c’est pas très gentil de m’avoir ruiné mon coup comme ça. » Un petit sourire arrogant, et le tour est joué. Ce serait tout de même un comble que Edwige soit mal à l’aise et que je ne sache même pas pourquoi, après tout. Si quelqu’un doit trouver ce qui la met dans cet état, c’est bien moi, pas un évènement aléatoire que je n’ai pas vu venir. Faut pas déconner, maintenant. Je lui vole un baiser passionné, pour la forme, avant de sourire contre ses lèvres pour murmurer, maintenant que je suis bien sûr que toute ses amies nous regardent. « Tu m’expliques le délire ? Elle t’a volé ton copain au lycée et t’assumes pas d’être célibataire alors qu’elle va se marier ? T’as besoin de lui dire que ton mec est plus jeune que le sien ? Je comprends rien, explique-moi, je peux entrer dans ton jeu comme ça. » Un jeu, ça pourrait être amusant. Et puis, ce n’est pas comme si mentir, c’était un terrain inconnu. Je ne veux juste pas mentir sur des mensonges de raisons. Ce serait absurde, et ça retirerait tout son charme à la chose. Et puis après tout, avec elle, il ne peut y avoir qu’une bonne raison pour sa pulsion soudaine. Autre que l’envie de plaisanter, puisqu’elle est revenue sur ses pas, mais c’est bien ça qui est intriguant. « Allez, dis moi et je fais ce que tu veux. Et mens pas, je le saurai, je suis un expert. » Je souris plus sincèrement en desserrant un peu ma prise sur sa taille pour juste laisser poser mes bras autour d’elle. Elle sent bon. Elle est belle, et elle sent bon. Jackpot. Je suis d’une niaiserie incroyable. Sérieusement, le crush sur sa prof, c’est vu et revu, et je n’apprécie pas vraiment que ça me tombe dessus comme ça. Quoique, Edwige a toujours été belle. Maintenant que j’y pense, elle a toujours senti bon. Je dois vraiment l’idéaliser, au final.




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MessageSujet: Re: Lies ▬ ft James. Mar 11 Oct - 16:42

Lies
James & Edw
“Nuit du 3 au 4 Septembre 2016”


Il a un humour de merde, et c'est précisément ce qui me fait rire. Qui aurait pu croire qu'un type aussi riche que James Carroll puisse être aussi beauf ? Beauf, et gamin. Je dois vraiment avoir des soucis psychiatriques pour être attirée par cet étudiant. Même si ce n'est que sexuel. Parce que ce n'est que sexuel. De toute façon, ça ne peut pas être autre chose que de l'attirance sexuelle, après tout. Il a plus de vingt ans de moins que moi, qu'est-ce que je pourrais imaginer d'autre avec ce gamin qu'une simple aventure érotique ? Et pourquoi Diable est-ce que je me cherche des explications sur quelque chose d'évident ? J'ai probablement trop bu, j'imagine que c'est ça. Allez Edwige, respire un grand coup et fais fermer sa gueule à ta sale petite caboche alcoolisée. Je ris légèrement, probablement dans le vent, pour essayer d'échapper aux pensées confuses qui viennent se glisser dans ma tête. Mais le débarquement de Catelyn vient absolument défoncer tous les efforts que je fais pour faire taire ma tête. Un geste et des mots d'une possessivité ahurissante plus tard, je reste un peu conne face à ma propre réaction, sans bien réussir à comprendre ce qui vient très exactement de se passer. Mon mec. Je viens de dire « mon mec » ; est-ce que je suis si désespérée que ça ? Pourtant, le célibat et moi nous entendons très bien, et je n'ai jamais eu aucune honte à dire que je n'avais personne dans ma vie. Qu'est-ce que je m'en fous, de toute façon, d'être en couple ou non ! Alors pourquoi ? Je dois en tenir une bonne couche, pour ne pas me comprendre moi-même... Fuir. Il faut que je trouve un prétexte pour fuir cette situation qui est devenue très inconfortable pour moi. Et j'ai une excuse toute trouvée pour ça. Sauf que dans cette histoire, j'ai oublié un paramètre important. Un paramètre du nom de James.

À peine ai-je esquissé un geste pour partir qu'il attrape mon poignet et me stoppe net dans ma tentative d'évasion. Eh merde. J'ai l'impression que les secondes qui se succèdent sans qu'aucune autre action ne soit faite durent des plombes. Des plombes, avant qu'il ne se relève et qu'il ne m'enlace, faisant accélérer ce vieux palpitant dans le creux de ma poitrine. Allez, c'est ça Edwige, vas-y, fais-toi un délire façon relation hentai niais prof/élève, on ne te dira rien. Je l'enlace à mon tour, mais je ne crois pas qu'il puisse capter que ma tendresse, à moi, est plus réelle que ce putain de mensonge que j'ai servi à une amie de longue date. « Alors prof, on est jalouse ? J’ai toujours voulu me taper quelqu’un qui se mariait juste après, pour la gloire du truc, c’est pas très gentil de m’avoir ruiné mon coup comme ça. » Je lâche un léger rire, malgré moi, avant de lâcher un « Oh, la ferme. » plus amusé qu'autre chose. Se détendre. Faire juste passer ça pour un petit jeu et pas pour une perte subite de toute volonté. Et bordel, son baiser passionné accélère encore ce vieux coeur qui s'affole comme une drama queen dans ma cage thoracique. La prochaine fois que j'aurais la brillante idée d'aller voir un mec qui me plaît alors que j'ai bu, je me giflerai toute seule. J'ai juste l'air débile d'une collégienne fleur bleue à son premier rencard avec le délinquant du coin. Et ça, à quarante-huit ans, ça craint. « Tu m’expliques le délire ? Elle t’a volé ton copain au lycée et t’assumes pas d’être célibataire alors qu’elle va se marier ? T’as besoin de lui dire que ton mec est plus jeune que le sien ? Je comprends rien, explique-moi, je peux entrer dans ton jeu comme ça. » Voilà, un jeu. Qu'il prenne bien ça pour un jeu. Parce qu'admettre que ce n'est pas le cas serait profondément dramatique. « Allez, dis moi et je fais ce que tu veux. Et mens pas, je le saurai, je suis un expert. » Je ris un peu, sincèrement, en me détendant légèrement. Parce qu'il ne capte rien de toute façon. Et qu'il n'y a rien à capter. Un jeu. Voilà. C'est ça. Juste un jeu.

Je profite de notre proximité pour poser mes lèvres sur les siennes et lui prendre un baiser tendre, avant de planter mon regard dans le sien. « Je crois que je veux juste qu'elles pensent que mon mec est parfait. » Je me colle à lui, suggestive et volontairement aguichante, laissant ce qu'il faut laisser entrer en contact le faire pour l'enflammer un minimum. « De toute façon, qu'est-ce qu'on s'en fout. Sois mon mec pour ce soir, ce sera drôle. Et t'auras la garantie de finir ta nuit dans un lit, et de ne pas vraiment dormir... » Très discrètement, ma main quitte l'endroit où elle est pour se glisser entre nous et se poser sur l'entrejambe de mon cavalier. « … si tu vois ce que je veux dire. » Voilà, retourner dans le domaine du sexuel, au moins nous y sommes à l'aise tous les deux. Et mes lèvres trouvent de nouveau les siennes dans un baiser passionné, alors que ma main frotte contre son jean, parfaitement au bon endroit. Le frustrer m'amuse. Car il n'aura rien de ce que je pourrais lui promettre avant la toute fin de la soirée, de toute façon.  


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MessageSujet: Re: Lies ▬ ft James. Lun 24 Oct - 4:44

Lies
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“Nuit du 3 au 4 Septembre 2016”


Son baiser m’arrache un frisson agréable, et je dois avoir un petit sourire perdu en venant soutenir son regard. Les baisers tendres sont rares, normalement. Je ne suis pas sûr que ce soit habituel, avec Edwige. Je ne suis pas sûr que ce soit habituel avec qui que ce soit d’autre que Chamya, en fait. Ou peut être que si. Je ne sais plus, tiens. Mais j’aime bien. J’aime beaucoup, même. C’est étrange, mais c’est très agréable. « Je crois que je veux juste qu’elles pensent que mon mec est parfait. » De nouveau, ma bouche s’ouvre et se referme, mais le fil de mes pensées est brusquement délié par son corps qui se presse contre le mien, et la drogue qui se promène dans mon cerveau se met à lui envoyer des signaux pour que ledit contact soit accentué. Wow. J’entends à peine ce qu’elle dit, pendant que sa main se joint à ce tout nouveau complot, et quelque chose, un petit survivant conscient, dans un coin sombre de mon cerveau en ébullition, me murmure qu’elle met beaucoup d’effort à m’éviter de réfléchir, et que c’est tout de même un peu suspect. « Ca ne marchera pas comme ça Ed, je suis pas si … » Comme à son habitude, elle me fait perdre mes mots, et mécaniquement, je lui rend son baiser, alors que mes belles résolutions de rester concentré sur tout sauf le sexe volent en éclat à cause de sa main traîtresse. Je sens mon cœur s’emballer et mon souffle diminuer légèrement, et ma main passe dans sa nuque pour agripper une mèche de ses cheveux en approfondissant le baiser pendant que je la rapproche de moi, avant qu’un bruit à mes côtés ne me hurle « endroit public », et je crois bien qu’il me faut toute mon énergie pour rompre le baiser et laisser tomber mon front sur son épaule. L’espèce de mélange entre soupir et gémissement de dépit que je lâche à ce moment là ne me fera certainement pas gagner des points de respect, en tout cas. « Je te déteste tellement. » Je grogne, sans la lâcher, et bloque ses chances de fuite jusqu’à ce qu’un niveau suffisant de frustration ait quitté mon corps, puis pose un baiser dans son cou en me redressant. Elle me le paiera, de toute façon. D’une manière ou d’une autre.

Mon regard croise celui d’une des amies de ma compagne traîtresse, et un petit sourire moqueur apparaît sur mon visage presque aussitôt pendant que je reporte mon attention sur la professeure. En voilà une idée qu’elle est bonne. « Parfait, hein ? » Elle voulait jouer, on va jouer. Je peux jouer le mec parfait. Sûrement. Probablement. Il faut juste sourire et acquiescer, de toute façon, ça ne peut pas être si compliqué que ça. Être gentil, écouter les gens, être affectueux. Comme … les animaux. Bon. C’est peut être plus difficile que ça n’en a l’air. Je lève le doigt pour lui faire signe d’attendre une seconde, et repars un peu sur mes pas pour sniffer une dernière ligne, histoire de me donner du courage. Bon. Ca va aller. Je passe mon bras le long de sa taille pour la forme, et murmure dans son oreille un « Mais je n’oublie pas ta jalousie. Et je te trouve sexy, quand t’es possessive, au cas où t’aurais voulu le savoir. » Après tout, ce n’est pas comme si elle avait réellement été jalouse ou possessive. Il devait y avoir autre chose, pour la pousser à agir comme ça. Pour qu’elle veuille rendre ses amies jalouses. Probablement une sombre histoire. Que j’apprendrai. Ce soir. Avant que la curiosité ne me tue. Nos pas nous mènent vers ses amies, et je plaque sur mon visage le sourire de circonstances, celui qu’on peut ressortir à tout moment pour faire passer le message du « je suis quelqu’un de poli et agréable » à des gens qu’on vient juste de rencontrer et dont on se fout comme de notre dernière chemise. Pour une fois que les brunchs auront servi à quelque chose. « Excusez-nous, on ne pensait pas se croiser ici, je ne voulais pas vous la voler. J’ai beaucoup entendu parler de vous, ça me fait plaisir de pouvoir mettre un visage sur vos noms. Félicitations pour le mariage. Je m’appelle James, je suis le mec d’Ed. Enchanté. » Eviter d’appuyer le mec pour se moquer d’elle. Eviter les trop longs contacts visuels pour ne pas qu’elles aient le temps de capter la taille de mes pupilles, sans pour autant les éviter totalement. Garder mon bras autour de sa taille. Sourire, toujours, sourire. Avoir l’air détendu, mais pas trop, histoire qu’elles pensent qu’on est en train de passer un cap de notre relation avec la « présentation aux amis ». Surtout, ne pas trembler. Eviter les tics. Rester calme et concentré. Laisser les autres se présenter une par une, sourire, rire aux plaisanteries, éviter de trop parler, ne pas être le centre de l’attention de son plein gré, ne surtout pas lâcher Edwige.

Un petit moment passe, dans cette légère ambiance partagée entre la découverte et le trop-plein d’alcool pour penser à juger trop fort, et je sens les doigts de ma main posée sur la taille de ma nouvelle petite-amie d’un soir commencer à pianoter nerveusement sur celle-ci, frustrés de rester si longtemps immobile. Je pose un rapide baiser tendre sur la mâchoire de la professeure, et retient un sourire amusé pour le remplacer par ces sourires stupides qu’ont les gens qui s’aiment. On ne sait jamais, elles nous regardent peut être encore. « Tu veux quelque chose à boire, chérie ? » Faire semblant de soudainement réaliser que ce jeu est en train de briser le moment de gloire de la future mariée. Ca t’apprendra à vouloir porter une laisse, tiens. « Ou je devrais peut être te laisser avec tes amies ? C’est votre nuit, après tout. Laissez-moi vous offrir un verre chacune, et je vous laisse. Je ne voulais pas déranger. Qu’est ce que vous buvez ? » Mon regard passe sur les amies ivres avant de se reposer sur Edwige, et je sais très bien qu’elle est capable en ce moment précis de voir le défi dans le mien. Je peux jouer le copain parfait pour qu’elle ait ce qu’elle veut, mais je devrais savoir ce que c’était, qu’elle voulait, alors. Je suis sûr qu’elle a compris, ça. Qu’elle me devait des explications, et que j’étais trop têtu pour perdre. Je serai irréprochable, et ma curiosité sera apaisée. Essaie seulement de m’en empêcher.




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