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[+18] Because of my love ▬ Jamya.

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Crazy Admin
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MessageSujet: [+18] Because of my love ▬ Jamya. Dim 31 Juil - 22:49

Because of my love
Chamya
feat.
James


 

 



 

 

« Un sourire peut créer une amitié. Un mot peut arrêter un conflit. Un regard peut sauver une relation. Une personne peut changer ta vie. »

Quatre heures du matin. J'entends la musique, en bas, qui arrive jusqu'à ma chambre et qui me fait légèrement frissonner. Je suis défoncée. Je suis totalement défoncée, et je ne peux pas m'empêcher de ressentir les basses plus fortes qu'elles ne le sont en réalité, d'entendre les cris et les rires qui arrivent à passer la barrière de ma porte fermée à clef. Intentionnellement, j'ai baissé la lumière, pour créer une ambiance dangereusement tamisée, alors que le corps de mon meilleur ami – de mon petit-ami – est étendu près du mien, sur mon lit déjà à moitié défait. Je frissonne un peu plus, alors que ma main frôle son bras, ressentant plus fort le moindre contact. Et cette constatation fait tomber un poids dans mon estomac ; je n'avais pas pensé à ça. En entraînant James dans ma chambre, ce soir, je n'avais pas pensé au fait que la drogue me ferait ressentir les sensation dix fois plus fort. Mon cœur s'affole un peu. J'ai peur, je crois. Je n'ai pas peur de James, je n'ai pas peur d'être seule avec lui dans une pièce verrouillée, dans une sorte d'état second. J'ai peur de ma décision. J'ai peur de ce que mon corps va ressentir. Parce que je sais que ça ne sera pas agréable. Parce que j'ai pris la décision d'offrir à James ce que je n'ai jamais offert à aucun homme, ce que je n'offrirai jamais à aucun homme, même plus à lui après ce soir. Parce que j'ai pris la décision de coucher avec James. C'est arrivé plus tôt que ce que j'aurais voulu, beaucoup plus tôt que ce que j'aurais voulu... mais aujourd'hui, c'est le moment.

J'aurais certainement pu attendre encore un peu. Faire en sorte d'être davantage prête... mais ma conversation avec la mère de James est encore fraîche dans mon esprit. Mon plan l'est aussi. Et le test d'ovulation que j'ai fais avant-hier m'a bien indiqué qu'aujourd'hui serait le jour où je serai la plus fertile ; résultat confirmé par une gynécologue beaucoup trop chère, payée par Esther Carroll elle-même hier. Autrement dit ; c'est ce soir, très précisément ce soir, que j'ai le plus de chance de tomber enceinte si j'ai un rapport sexuel non-protégé. Et mon niveau de fertilité est loin d'être bas, d'après mes analyses. D'après la gynécologue, si je couche avec James ce soir, il y aurait plus de 95% de chances que je tombe enceinte du premier coup. Je ne sais pas vraiment si c'est une science exacte, mais au prix de la consultation, j'ai tendance à vouloir croire la professionnelle qui a mis ses mains dans mon intimité hier. Alors ce sera ce soir. Je n'ai le droit qu'à un seul essai... Et j'ignore de quoi j'ai le plus peur exactement ; si c'est de devoir coucher avec un homme, ou si c'est de penser à faire un gamin dans le dos de James. C'est probablement un peu des deux. Mais la mère de James a été claire ; soit j'arrive à tomber enceinte, et James est à moi pour le reste de notre vie, soit j'échoue et à la fin de ses études, James sera marié de gré ou de force à une parfaite inconnue. Avec le risque de le perdre définitivement. Je ferai tout pour ne jamais perdre James. Tout, y compris coucher avec lui et tomber enceinte. C'est certainement stupide et inconscient... mais qu'est-ce qu'on peut attendre d'autre de la part d'une junkie ?

Je souris légèrement, en venant prendre un très léger baiser tendre à James. Il ne faut pas qu'il se doute de ce que j'ai dans la tête. Et je ne sais pas encore comment je vais lui annoncer la chose, si je tombe enceinte. Mais peu importe ; le plus important reste qu'il ne faut pas qu'il se doute de quoi que ce soit. Alors je prend un manuel d'art, que je pose entre nous, avant de venir y faire deux belles lignes de poudre blanche en forçant un petit sourire amusé. Il faudra que j'arrête la drogue, aussi... mais la coke me semble pour le moment tout indiquée pour faire face à ce qui se passera entre nous. Je prend une paille, je la coupe en deux et tend une moitié à James avec un petit sourire. « À toi l'honneur. » Et j'attends qu'il trace sa ligne, avant d'en faire de même et de venir lui prendre un baiser légèrement plus passionné que tout à l'heure. Puis, je me mordille la lèvre, et plante mon regard dans le sien. « Écoute-moi avant de dire quoi que ce soit, okay ? J'ai envie de coucher avec toi. Enfin... J'en ai envie pour te faire plaisir. Et me sort pas ta morale à deux balles, s'il te plaît. J'y ai vraiment réfléchi... Je... Je me sens prête, pour ça. Je te promets pas qu'il y aura une prochaine fois. Mais laisse-nous avoir au moins une première fois. » Je sais très bien qu'il va dire non. Et je sais très bien qu'il va falloir que je le prenne par les sentiments – ou par les parties, directement. Je me suis préparée à ça... même si j'aimerai sincèrement que cette première fois soit agréable. Pour lui, comme pour moi...
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» Métier/Job : Président de la confrérie Party Hard
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Chamya Miller ► Meilleure amie / Petite amie. ♠ Nicholas Cavanaugh ► Méfiance / Surveillance. ♠ Charlie Daniels ► Jalousie / Envie de meurtre. ♠ Silver Lawyer ► Vieille connaissance / Utilisation mutuelle. ♠ Ayanna Atkins ► Plan cul régulier / Indifférence. ♠ Edwige Bürger ► Amie / Confidente.





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MessageSujet: Re: [+18] Because of my love ▬ Jamya. Dim 31 Juil - 23:54

Because of my love
Chamya
feat.
James


 

 



 

 

« Il n’y a rien de plus dangereux que les bonnes intentions. »

Je frissonne légèrement, en sentant sa main sur mon bras, et un petit rire m’échappe presque aussitôt. J’ai trop bu. Enfin non, pas trop, mais beaucoup. Beaucoup, beaucoup. Et la drogue ingérée n’aide pas non plus. J’ai l’impression d’être dans un autre monde. Peut être que c’est le cas. Peut être que cet effet second, c’est juste une porte ouverte dans le vide qui nous emmène dans un monde totalement différent, qu’on prend pour une hallucination parce qu’on nous a appris que c’est ce que c’était. Peut être que les hallucinations ne sont rien d’autre qu’une réalité parmi tant d’autres. Woh, on se calme. Revenir sur terre. Un peu, seulement, pas trop. Juste assez pour réaliser ce qui est en train de se passer.

Où suis-je ? Les basses de la musique résonnent entre mes oreilles, et en cherchant à tâtons, je sens un corps sous ma main. Tiens. Qui … Ah, Chamya. Ah oui, je suis dans la chambre de Chamya. Pourquoi suis-je là, déjà ? Je ne crois pas qu’elle me l’ait dit. J’ai dû oublier. Peu importe. On est mieux encore ici. Je serai toujours mieux ici. Je pianote distraitement sur le ventre de ma meilleure amie – petite-amie, on avait dit petite-amie – avant d’être interrompu par son baiser, et un nouveau léger rire m’échappe. « C’est pas un peu tard pour me draguer ? » Ni une ni deux, elle a déjà attrapé un … C’est une blague ? Elle compte vraiment réviser là, comme ça ? Bon. Je vais brûler ce livre. Je me redresse un peu pour fouiller mes poches, mais quand je mets finalement la main sur mon briquet et que je me retourne vers elle pour accomplir un chef-d’œuvre de cendres, elle reprend la parole. Oh. Ah. « Tu m’as fait peur. » Un sourire est revenu sur mes lèvres, et je prends la paille offerte sans hésiter pour tracer ma ligne. Je dois avoir à peine le temps de profiter de la nouvelle sensation avant que ses lèvres ne se posent de nouveau sur les miennes, et je crois que mon cœur essaie de sortir de ma poitrine pendant que je réponds au baiser. Des enfants. On dirait des enfants. Si un jour on m’avait dit que la seule fois où je serai en couple, ce serai platonique, je me serai probablement tailladé les veines. Maintenant c’est trop tard. Bien joué. Je dois probablement être sur le panthéon de la poisse. Ma copine – dieu que c’est étrange – est là, allongée sur son lit avec moi, avec cette lumière digne d’un film à l’eau de rose, nos sensations sont décuplées, elle est magnifique, eeeeet je peux l’embrasser. Non mais c’est génial, vraiment. Ma vie est géniale.

Elle parle, et je repose mon regard sur elle en oubliant presque aussitôt à quel point cette situation est une malédiction. Est-ce qu’elle est sérieuse ? Je vais la tuer, hein. Non mais je vais vraiment finir par le faire. Un soupir de dépit s’échappe de mes lèvres, et mon expression doit probablement hurler que j’en ai assez de la vie, et que finalement, l’enfer me tenterait bien. Sans  exagération, bien entendu. « Chamya … » J’ai comme une impression de déjà-vu. Je suppose que je m’y attendais. Elle est beaucoup trop gentille pour ne pas être un minimum prévisible. Enfin. Disons plutôt que c’était logique. « J’ai pas envie de coucher avec toi. » Vachement crédible. On recommence. « Enfin, j’ai pas envie de ça. T’es lesbienne, je te signale. Je le sais depuis le soir où je t’avais parlé dans l’espoir de te baiser et que je me suis pris un vent intergalactique, enfin, tu crois vraiment que depuis ça j’attendais que t’acceptes « pour me faire plaisir » ? On sait tous les deux que ça te plaira pas. Ca pourrait même te dégoûter. J’ai pas envie de ça, moi. Ca me fait plaisir de passer du temps avec toi, déjà, j’ai pas besoin d’être en toi pour ça. On ne couche pas avec les gens pour leur faire plaisir. Encore moins quand on sait qu’on n’en tirera absolument rien de bon. T’es pas une poupée en plastique, hein. » Un nouveau soupir m’échappe. Bordel, elle est où l’époque où je pensais à moi avant de penser à elle ? C’était bien, ça. J’aurais pu dire « ok ». Je me redresse de nouveau, pour bloquer une cigarette entre mes dents et lui en lancer une en plein visage. « T’as pas besoin de te forcer à quoique ce soit pour moi, Cha’, je te l’ai déjà dit. Je t’aime, qu’on puisse ou non coucher ensemble. Et puis techniquement parlant, je couche avec toi au moins une fois par semaine. Suffit de fermer les yeux et de pas dire ton nom trop fort pour pas se prendre une gifle. Te prends pas la tête, imbécile. Ce sera jamais oui. » Quelle force d’esprit, quelle gentillesse, quelle … et bordel, je déteste le moi qui existe quand je suis avec elle. C’est un abruti qui ne sait pas saisir sa chance. Tout ça pour ne pas qu’elle soit triste. Ou dégoûtée. Ou qu’elle ne puisse plus me regarder en face. Ou que … Bon, c’est probablement des arguments suffisants. Probablement. Fais chier. Allumons cette cigarette, et attendons qu’elle change de sujet. Si Dieu existe, il ne doit pas beaucoup m’aimer, hein.
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MessageSujet: Re: [+18] Because of my love ▬ Jamya. Lun 1 Aoû - 10:58

Because of my love
Chamya
feat.
James


 

 



 

 

« Un sourire peut créer une amitié. Un mot peut arrêter un conflit. Un regard peut sauver une relation. Une personne peut changer ta vie. »

James est probablement dans un état encore plus second que le mien. C'est un avantage. Moi, je peux encore réfléchir, je crois. Pas lui. Lui ne va faire que tirer des conclusions, les oublier, et sautiller à autre chose dans sa tête. Il le fait déjà en étant plus ou moins clean, ce ne sera pas difficile de lui faire oublier ses bonnes résolutions s'il est dans cet état. Je ris sincèrement en le voyant chercher son briquet du coin de l’œil pendant que je nous prépare des traces. Ma voix forme le mot « Imbécile. » juste avant que je ne vienne sniffer la poudre à mon tour. Juste avant que je ne vienne l'embrasser. Une main posée contre son torse, je sens son cœur qui s'emballe un peu trop violemment. Ça me fait légèrement frissonner, de sentir que je lui plais à ce point, qu'un simple baiser à cet effet là sur lui. Et je fini par parler. Par lui dire que je veux coucher avec lui. Il y a une part de vérité, là-dedans, je veux coucher avec lui. Mais je crois que les raisons ne sont pas bonnes. Je sais que je suis très probablement en train de faire une connerie monumentale. Pourtant, j'ai la sensation – ce soir plus que jamais – que cette connerie est la seule solution pour qu'il soit à moi pour toujours. Et au fond de moi, je sais à quel point mon raisonnement est stupide, mais je repousse cette petite voix de la raison, jusqu'à l'enfermer dans une boîte au fond de ma tête. Qu'elle se taise, je me sens déjà bien assez coupable de devoir la mettre à l'envers à James...

Il soupire de dépit. Eh merde, ce ne sera peut-être pas si simple que ça... Il lâche mon prénom, et je connais déjà la suite. Il va me dire que je suis lesbienne, qu'on ne couche pas avec quelqu'un pour lui faire plaisir, qu'il n'a pas besoin de ça pour m'aimer, et qu'il fait déjà semblant de coucher avec moi quand il couche avec d'autres filles. Naturellement, ça ne loupe pas. C'est exactement le discours qu'il tient, et c'est à mon tour de lâcher un soupire de dépit. Bordel, il ne peut pas être le connard égoïste qu'il était et qui voulait me baiser, en première année ? Il ne peut pas juste saisir sa chance, faire ça rapidement, prendre son pied et me laisser oublier ensuite ? Je m'allonge sur mon lit, en fermant les yeux, sans l'écouter vraiment. Il va falloir que je force les choses, le dialogue ne sert à rien, James est plus têtu que n'importe qui sur cette planète. N'importe qui, sauf moi. Je crois que je suis plus têtue que James. Ou, du moins, que j'ai plus de volonté que lui. Et je ne laisserai pas passer ma chance de pouvoir lier ma vie à la sienne ce soir. Parce que je n'oublie pas que c'est de ça dont il s'agit pour moi. Même avec l'esprit embrumé, je garde les idées claires. Assez claires pour savoir que tout ce que j'attends de cette soirée, c'est de tomber enceinte. Je sens une cigarette qui me tombe sur la gueule, et je la laisse s'écraser sur le matelas sans même la prendre, juste en tournant mon visage vers James. Il parle encore, et je le coupe avec un très délicat ; « C'est bon, t'as fini ? » Je lui prend sa cigarette des lèvres en me redressant, pour la poser dans un cendrier et avant qu'il ai pu protester, je viens lui prendre un long baiser passionné jusqu'à basculer sur lui pour pouvoir me mettre à califourchon sur son bassin.

« James, j'ai envie de coucher avec toi. » J'insiste là-dessus. C'est probablement la seule vérité que je dirai ce soir, même si mon envie physique frôle le néant absolu. J'enlève mon haut sans lui laisser le temps de protester, laissant ma poitrine nue s'offrir à ses yeux. Oh, bien entendu, il m'a déjà vu nue, et un bon paquet de fois. Mais là, c'est différent. Je prend ses mains, et les lui fait poser sur ma poitrine en plantant mon regard dans le sien. Ça, ça peut encore aller. Je frissonne même un peu, agréablement. La chaleur de ses mains est agréable, et je n'ai aucun problème avec le fait d'être à moitié nue contre lui. C'est quand je commence à bouger sur lui et que je sens son corps me répondre que les choses deviennent un peu moins agréables. J'imagine parfaitement ce qui se passe sous moi, et je déglutis en venant l'embrasser pour cacher le fait que je sois particulièrement mal à l'aise. « Ne me repousse pas. » Je colle ces mots contre ses lèvres, avant de faire glisser une de mes mains dans son bas. Je frissonne à nouveau, de dégoût cette fois, et reste obstinément contre ses lèvres pour qu'il ne voit pas le dégoût dans mon regard. Ce n'est pas lui qui me dégoûte, c'est la chose que je tiens dans mes mains, et l'idée que cette chose devra entrer en moi à un moment ou un autre. L'idée me donne envie de vomir, mais le point positif, c'est que ce dégoût clairement viscéral fait battre mon cœur plus fort, comme si mon corps lui-même me suppliait de ne pas faire ça.

« Ne me repousse pas... » que je répète à nouveau, en essayant maladroitement de m'appliquer à rendre son souffle plus court. « Je te promets que ça ira. Je te promets que je ne fais pas ça seulement pour toi. Je te promets que je fais ça aussi pour moi. Fais-moi juste confiance, s'il te plaît. Il n'y a que moi qui peut savoir si je peux ou non coucher avec toi. Et je peux coucher avec toi. Sois égoïste, s'il te plaît. Sois juste égoïste... T'as mon autorisation pour l'être. Je te demande même de l'être. Je veux que tu le sois. » J'essaie juste de trouver les bons mots, les bonnes clefs pour qu'il cède. Parce que moi, je ne céderai pas.
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MessageSujet: Re: [+18] Because of my love ▬ Jamya. Lun 1 Aoû - 14:10

Because of my love
Chamya
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James


 

 



 

 

« Il n’y a rien de plus dangereux que les bonnes intentions. »

Parfois, j’ai la désagréable impression qu’elle n’écoute absolument pas ce que je dis, mais je continue quand même de parler. Je me demande si ça fait de moi un abruti ou si j’ai juste espoir qu’elle m’écoute un jour. Non, c’est probablement plus le dépit de savoir que ce ne sera jamais le cas. En même temps, si j’arrêtais de parler à chaque fois qu’on arrêtait de m’écouter, autant faire vœu de silence tout de suite. Alors je parle, pendant qu’elle s’allonge en écoutant d’une oreille, et me prend l’équivalent d’un « ta gueule » juste après. Mais c’était délicat, alors je suppose que je ne devrais pas le prendre personnellement. De toute façon, elle savait ce que j’allais dire. En même temps, qu’est ce que je suis censé dire d’autre ? « Oui bien entendu, couchons ensemble, comme ça je prends mon pied, tu vomis, et tu regrettes ça pour le restant de ta vie. » C’est absurde. Je ressentirai quoi, trois minutes de plaisir pour deux ans de malaise ? On ne peut pas dire que ça vaille vraiment le coup. Et puis tant qu’à coucher avec quelqu’un qui n’en ressentira aucun plaisir, autant coucher avec quelqu’un que je n’aime pas. Pas Chamya, quoi. N’importe qui mais pas elle.

Quand je redescends sur terre, mes lèvres sont collées aux siennes et j’ai posé par automatisme mes mains sur son bassin. Woh. Non, non, non. Enlève tes mains de là, James. Ne fais pas n’importe quoi. Elle parle, et je ferme les yeux presque aussitôt en me sentant frissonner. Ca, c’était un coup bas. « Arrête. » Ma voix est encore ferme, dieu merci. Comme si je n’avais pas assez rêvé qu’elle dise ça, il faut que ce soit encore pire dans la réalité. Je prends sur moi pour soutenir son regard alors que sa peau est sous mes mains, comme pour essayer de la convaincre que ça ne me fait aucun effet. Bon, une poitrine est une poitrine. J’ai déjà touché la sienne, histoire de la faire soupirer de dépit quelques fois. Le fait qu’elle me le fasse faire intentionnellement pour m’exciter un minimum ne change rien. Absolument rien. Ca ne marche pas. Je suis plus fort que ça. Même si mon regard ne peut pas s’empêcher de dévier de son visage à ce qu’elle offre de son corps à ma vue. Même si bordel, j’avais presque réussi à oublier à quel point elle était belle. Non, ça ne change rien. Là où les choses changent, c’est quand elle commence à bouger. Non non non non. J’avais dit non. J’ai bien conscience, depuis le temps, que mon corps est facilement stimulé, et pour ne pas me décevoir, ça ne lui prend pas beaucoup de temps pour répondre à son invitation. « Arrête. » Ah. Un peu moins convaincant que la première fois, tout de même. J’essaie de me forcer à ne pas répondre à son baiser, mais pendant que je suis concentré sur ça, mes mains décident de me trahir en caressant doucement les parcelles de corps nues qui s’offrent à elles. Stupide mécanisme. Stupide désir. Un nouveau frisson me parcoure, et je me fige presque aussitôt, en réalisant qu’elle a dépassé un stade que j’aurais préféré qu’elle ne dépasse jamais. Je laisse tomber mon crâne sur son épaule, incapable de soutenir son regard plus longtemps, et je ferme les yeux en essayant de penser à des choses désagréables. Un accident de voiture. Non, ça, ça ne marche pas. Une grand-mère. Non plus. Un chiot. Non plus. Un cadavre ? Non, non plus. Et merde. Je sens bien qu’elle est maladroite, et je me doute bien que la situation la met mal à l’aise, mais la simple idée de cette situation suffit à diminuer mon souffle à la base, et ses mouvements n’aident pas. Ses mots non plus, d’ailleurs. Quelque part, dans un coin de ma tête, une petite voix murmure qu’elle en a envie, que c’est sincère, que peut-être, au fond, ça ne sera pas si mal que ça, que même si je ne peux pas lui donner d’orgasme, peut-être qu’un peu, un tout petit peu, de plaisir est possible. Ou qu’au moins, le malaise n’est pas assuré. « Arrête, s’il te plaît … » … Ah oui, d’accord. Ma gorge est tellement serrée que tout ceci sonnait plus comme une supplication que quoique ce soit d’autre. C’est pathétique, dis donc. « Ne fais pas ça … » C’est marrant, il y avait comme une pointe de désespoir mêlé à de la pitié, dans cette phrase là. Bordel.

Je vais pour lui désobéir, et enlève mes mains de sa poitrine pour la repousser, mais je me retrouve à les poser sur sa taille pour la rapprocher de moi. Je te déteste, corps. J’essaie de lui dire plus fermement d’arrêter tout, de ne pas nous imposer ça, de comprendre que je suis visiblement beaucoup trop faible pour la rejeter plus longtemps, mais je finis par lui prendre un baiser à la place, un baiser que je qualifierai de beaucoup trop passionné étant donné mes intentions de tout arrêter avant qu’il ne soit trop tard. Mon cœur bat la chamade dans mon crâne, et mon souffle continue à diminuer, alors que mes mains ont recommencé à s’aventurer sur le corps de Chamya et que je romps le baiser pour en poser le long de sa mâchoire, puis le long de sa jugulaire. Non. Non, il ne faut pas. Je ne veux pas faire ça. Je ne veux pas. Dans un élan de clarté, je prends son poignet pour lui faire retirer sa main de mon pantalon, et pendant quelques secondes, je manque d’être fier de mon self-control, avant de la faire basculer sous moi pour lui prendre un nouveau baiser. Et merde. « Je t’aime … » Ceci sonnait plus comme un « je te déteste » qu’autre chose, tiens. Le « je te déteste » de quelqu’un qui a envie d’éclater en sanglots. Vachement glorieux, merci beaucoup, voix. J’ai l’impression que mon cerveau marche tout seul, et que le reste de moi-même s’est juste concentré sur la tâche que je ne veux pas accomplir. Je veux dire, je savais que j’avais envie de coucher avec Chamya, mais pas au point de penser que mon corps lâcherait l’affaire aussi facilement. Pas ça. Pas comme ça. Pas avec elle. J’avais dit non. « Ferme les yeux. » Mais. Mais non. Mais bordel qu’est ce que je fous ? Mes mains continuent de parcourir son corps, jusqu’à pouvoir lui retirer son bas, et j’essaie de me hurler à moi-même d’arrêter immédiatement alors que mes lèvres ont décidé de poser des baisers le long de son corps jusqu’à pouvoir aller goûter entre ses jambes ce que je n’étais jamais censé goûter. Je me déteste. Je déteste le fait que je sois incapable de lui résister longtemps. Je déteste le fait que j’ai autant envie d’elle. Je la déteste de m’avoir mis dans cette situation. Je déteste mon égoïsme de se dire que dans le pire des cas, je regretterai plus tard. Je déteste mon corps de s’appliquer à ce point pour qu’elle ressente un minimum de plaisir. Et je déteste mon cerveau de continuer à fonctionner alors que ce serait bien plus simple et moins douloureux si là, juste là, il pouvait la fermer, pour une fois.
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MessageSujet: Re: [+18] Because of my love ▬ Jamya. Lun 1 Aoû - 15:00

Because of my love
Chamya
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« Un sourire peut créer une amitié. Un mot peut arrêter un conflit. Un regard peut sauver une relation. Une personne peut changer ta vie. »

Il est excité, ça se ressent dans son corps, dans sa voix, dans sa façon de me toucher... et cette excitation m’écœure. Je commence à avoir la nausée, mais il faut que je prenne sur moi, que je fasse semblant. Je n'ai pas le choix. J'aurais pu arrêter à ses premières supplications, simplement me dire que c'était une idée de merde et tout stopper. Ça nous aurait fait rire, finalement, et je serai restée à moitié à poil, il m'aurait traitée d'imbécile, et je me serai blottie contre lui en planant et en savourant la sensation de sa peau contre la mienne sans aucun désir sexuel. Mais je n'arrête pas. Et je n'arrêterai pas. J'ai envie de m'excuser, j'ai presque l'impression de le violer... L'ironie de la situation me donnerait presque envie de rire si je n'étais pas en train de lutter pour ne pas vomir. Je sais qu'il lutte. Il me respecte assez pour lutter, alors qu'il a envie de moi, qu'il est défoncé, qu'il est bourré et que je le pousse vers une direction qui serait tellement facile à suivre. Il a assez de respect pour moi pour essayer de lutter contre lui-même... alors que moi, je ne fais ça que pour pouvoir le piéger et le garder près de moi. Je ne sais plus clairement si c'est son excitation ou ce que je veux faire qui me donne autant la nausée. Certainement un peu des deux... Il est encore temps d'arrêter, non ? J'ai une vague hésitation, je ne sais plus... C'est son baiser, finalement, qui m'empêche de tout stopper. Il me coupe même un peu le souffle, et je me force à le regarder pour être certaine de ce que je vais faire. C'est James. Peu importe à quel point je détesterai ce qui va se passer, je ne pourrais pas le regretter. Parce que c'est James. Et cette pensée m'apaise un peu, alors que mon corps tente de se raccrocher aux sensations agréables pour occulter le reste. Ses lèvres contre mon cou, ses mains qui caressent mon corps. Ce sont des sensations que je connais, que j'aime tant que ce sont ses lèvres et ses mains à lui. C'est sexualisé, comme actes, mais pas assez pour me rendre malade. J'en ai même quelques frissons, à peine perceptibles.

Je sursaute lorsqu'il enlève ma main de son bas, et je manque d'éclater en sanglots à cette seconde très précise. Parce que c'est l'occasion de ne pas faire une connerie, parce que je me dis que je ferai mieux de ne pas continuer dans cette voie. Mais il me bascule, et se retrouve sur moi, il m'embrasse et je réponds à ce baiser alors que son « Je t'aime. » qui me hurle qu'il me déteste me resserre la gorge. « Moi aussi, je t'aime. » Le mien est plus tendre. Il est presque désolé. C'est le seul moyen que j'ai trouvé pour m'excuser, à la fois pour tout ça... et pour le reste. Ça ne ressemble pas à un acte consentant. Ça ressemble à une lutte, entre nos corps et nos cerveaux. Son cerveau qui lutte contre son corps pour garder le contrôle, mon cerveau qui lutte contre mon corps pour le perdre. Il n'y a rien de beau dans ce qui est en train de se passer. J'ai envie de pleurer. Je crois que lui aussi. Mais je me jure que rien ne sera différent dans mon comportement avec lui, après ça. Qu'on pourra toujours dormir ensemble sans que je me sente mal à l'aise, qu'il pourra toujours m'embrasser sans que j'ai envie de fondre en larmes. « Ferme les yeux. » Merde. Je déglutis, j'hésite, et je fini par juste fermer les yeux et par le sentir descendre et m'enlever mes vêtements. J'essaie de faire travailler mon imagination, d'imaginer une femme, de me la représenter clairement dans ma tête. Mon corps n'arrive pas à se détendre, alors que je le sens entre mes jambes. J'essaie d'oublier que c'est James, j'essaie de ne pas penser à ce qui va arriver... Je fini par éteindre la lumière, après l'avoir cherché à tâtons et je rouvre les yeux. L'obscurité m'entoure totalement, je ne distingue plus rien si ce n'est une forme entre mes cuisses. Tout va bien, Cham... Respire, détends-toi...

Je fini par passer mes mains dans ses cheveux, et par le guider un peu, comme je peux, pour optimiser les sensations agréables. Mon souffle arrive à se faire à peine plus court, mais mon corps répond au moins positivement à ce qu'il me fait. Bien. Maintenant, me détendre. Mes mains quittent ses cheveux pour lui attraper les poignets. Il ne faut pas qu'il me touche. Mon imagination prend le relais, et mon corps se détend un peu. James fini par m'arracher un gémissement, et même si le plaisir que je prend est au minimum de ce que je peux ressentir, je parviens à dédramatiser et à me dire que ça va aller. Je le laisse faire un moment, le temps d'être plus détendue, et je fini par le faire remonter jusqu'à ma bouche, pour lui prendre un baiser, avant de me débrouiller pour lui enlever les vêtements qu'il porte toujours et qui font barrière entre nos corps. Je sens un détail très gênant contre l'intérieur de ma cuisse et je déglutis. Respire, Cham, tout va bien. Respire. « On fait ça... On fait doucement, hein... » Je viens lui prendre un baiser amoureux, pour me rassurer. J'ai besoin de me rassurer. J'ai besoin de me rappeler que c'est James, que je l'aime, et que ça va aller. Après, je pourrais aller vomir... ça ira.
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MessageSujet: Re: [+18] Because of my love ▬ Jamya. Lun 1 Aoû - 16:36

Because of my love
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« Il n’y a rien de plus dangereux que les bonnes intentions. »

Son “je t’aime” sonne comme une excuse, et je pourrais presque esquisser un rictus face à l’ironie de cette situation si je n’étais pas si occupé à vouloir dissuader mon corps de suivre ses instincts. Je ne sais plus lequel de nous deux est en train de violer l’autre. Je n’arrive pas à décider lequel de nous deux en a le moins envie. Physiquement, elle, bien entendu. Mais mentalement, on doit se défendre tous les deux. Mais peu importe ce que je fais, peu importe ce que je pense, peu importe ce que j’essaie d’imaginer, je n’arrive pas à m’arrêter. Pourquoi est-ce qu’on s’impose ça ? On va se détester après, même si c’est juste pour quelques minutes. Je n’ai pas envie de faire ça. Je me sens prisonnier dans mon propre corps, et cette situation ne me plaît pas le moins du monde. Je pensais que si je réussissais à lui donner un tout petit peu de plaisir, je pourrais arrêter de penser, mais quand la lumière est éteinte et que son souffle se fait plus court, je crois que j’ai encore plus envie d’arrêter, alors que, dans sa lignée de trahison, mon cœur s’emballe un peu plus. Il est encore temps, on peut encore arrêter, on peut encore se contenter de se gueuler dessus, de se dire qu’on est des abrutis, on peut encore dédramatiser, on peut encore en rire, on peut encore éviter ça … Mais en ignorant absolument tout ce qui devrait le stopper, mon corps continue, et mes mains sont faites prisonnières loin du corps de Chamya, qui finit par lâcher un gémissement. Je suppose que ça devrait être vexant, de savoir que ce gémissement n’était pas vraiment pour moi, mais pour une image que son imagination a créée, mais je crois qu’au fond, ça me rassure un peu. Parce que ce gémissement m’a fait frissonner, et que je sais que si je ne peux pas forcer mon corps à s’arrêter, je peux le forcer à ne pas dépasser ce stade. Je peux me contenter de rester là, et de lui apporter le plus de plaisir possible si elle continue de faire travailler son imagination. On n’est pas obligés de coucher ensemble. Je peux faire en sorte que mon corps se contente de ça. Je suis sûr que je peux. Je suis bien parti pour pouvoir. Ca va aller. De ça, on pourra en rire.

Mais toutes mes belles résolutions volent très vite en éclats quand elle m’embrasse, et un « Mais non … » tellement bas qu’il est presque inaudible m’échappe alors qu’elle retire mes vêtements. On y était presque. On aurait pu éviter tout ça. Arrête, James. Redescend, envoie la chier, reprend le contrôle. Arrête, bordel. Elle parle, et ma gorge se serre un peu plus. Chamya est douée pour prétendre, pour cacher ce qu’elle ressent. Mais dans cette situation, il ne faut pas être un génie pour savoir qu’elle est morte de peur. Morte de peur parce qu’elle a conscience que rien de tout ça ne sera agréable pour elle. Que ce qui aurait pu être un minimum agréable est terminé. Peur qu’elle confirme probablement inconsciemment en venant chercher un baiser amoureux, d’ailleurs. J’y réponds, et j’ai envie de pleurer. Ou de vomir. Probablement les deux. Je ne sais même plus ce qui me fait ressentir ça. Est-ce-que c’est le fait que je sache très bien à quel point elle va regretter ça ? Ou est-ce-que c’est ce dégoût que je m’inspire à ne même pas être capable de me contrôler ? Pire encore, est-ce-que c’est le fait que Chamya m’ait piégé pour qu’on en arrive là ? Probablement un peu de tout ça. Pourquoi est-ce qu’elle insiste autant, de toute façon ? Pourquoi est-ce qu’elle est prête à ça ? Ce n’est même plus de la gentillesse, à ce stade. Pas quand même moi n’apprécie pas la situation, en tout cas. Enfin, n’apprécie pas. C’est vite dit. Je sens son corps près du mien, plus proche qu’il ne l’a jamais été, et j’essaie de faire défiler dans mon cerveau toutes les choses les plus dégoûtantes possibles pour mettre une fin abrupte à cet acte. Mais quoique je fasse, tout ce à quoi je réussis à penser, ce à quoi mon cerveau me ramène sans cesse, c’est ce corps sous le mien, la sensation de sa peau sous mes doigts, les souvenirs de son gémissement, et l’odeur si particulière que je reconnaîtrais entre mille qui parfume ses cheveux. Et alors que je viens lui prendre un baiser, pour qu’elle sache à quel point je l’aime, et à quel point je n’ai aucune envie de lui faire du mal, mon corps me trahit un peu plus, et rompt la dernière distance entre nous en me faisant entrer en elle doucement. Instinct – 18375362, James – 0.

Je crois que je n’ai pas eu aussi mal au cœur depuis longtemps. Il bat tellement fort contre ma poitrine que j’ai mal au crâne, et ma gorge est tellement serrée que j’ai l’impression que je ne suis plus capable de respirer. Je n’arrive même plus à bouger, comme figé dans une seconde flottante qui se demande comment on en est arrivés à ça. On est là, comme deux cons, liés, à avoir envie de pleurer. Elle vient probablement de se rendre compte qu’elle a eu la pire idée du monde, pendant que je prends malheureusement conscience que de toute façon, je ne peux plus rien faire maintenant. Rien, si ce n’est murmurer un « Pardon … » contre ses lèvres qui sonne plus comme une capitulation que comme des excuses. Je ne sais pas si je lui en veux. Dans cette situation, à ce moment précis, je ne pense pas que qui que ce soit en soit capable. Pourtant, c’est de sa faute. On n’en serait pas là si elle m’avait écouté quand je lui ai dit non. On n’aurait pas atteint ce point de non-retour pour elle si elle avait pris mes paroles au sérieux. Mais je suppose que bon, on n’en serait pas là non plus si j’étais capable de contrôler mes instincts, donc je ne peux pas tout lui mettre sur le dos non plus. Elle voulait me faire plaisir. C’est un échec, mais quelque part, ça doit vouloir dire quelque chose. Peut être que je comprendrai, après. Quand cette mascarade sera terminée. Mon corps se ranime, et j’essaie une dernière fois de me retirer pour tout arrêter, mais une dernière fois, mon corps décide par lui-même. Alors je capitule, pour de vrai cette fois. C’est tendre, pourtant. Inconsciemment, j’essaie de me souvenir des techniques pour limiter le plus possible la douleur du dépucelage, pour lui laisser du temps, je caresse ses zones érogènes, je lui prends des baisers, je mordille sa peau. Mon inconscient doit être un peu stupide. Ou très stupide, puisqu’il n’a pas réalisé que quoique je fasse, elle ne prendra aucun plaisir à ça. Qu’elle s’est volontairement transformée en poupée de plastique pour moi, et que moi, comme un con, je l’ai laissée faire. Je la déteste tout autant que je me déteste, en ce moment précis. C’est tendre, ça aurait pu être bon, mais c’est vide. Je ne me suis jamais senti aussi vide en faisant l’amour. Vide, mais ironiquement, avec le cœur en fête. Parce que lui, il a eu ce qu’il voulait, je suppose. Saloperie d’instinct.

Alors mon inconscient travaille, puisque mon corps m’a abandonné, et essaie, par tous les moyens, de lui offrir un minimum de réconfort. Si ça fonctionne ou non, je n’en sais rien. Je suppose que ça limite les dégâts. Je veux juste que ça se finisse. Que mon cœur se desserre, que nos corps se séparent, et qu’on se réveille de ce mauvais rêve. Mais alors que des frissons me parcourent, et que je n’essaie plus de retenir mes gémissements, je n’ai jamais autant eu l’impression que le sexe, c’était aussi long. Et quand finalement tout ce cirque prend fin, et que mon corps atteint son but, j’ai l’impression que le plaisir a pris mon cœur pour le broyer dans un vide-ordure. Nos corps se séparent, et je la serre dans mes bras presque aussitôt, automatiquement, comme si ça pouvait changer quoique ce soit à ce qui vient de se passer. Une larme de colère contre moi-même, et probablement contre elle, s’échappe de mes paupières fermées pendant que je lui prends un baiser amoureux, comme si ce qui avait commencé ce massacre pouvait y mettre un terme, et je la relâche juste après pour me rallonger silencieusement. On a perdu. Quelques secondes passent, pendant lesquelles c’est la seule chose à laquelle j’arrive à penser, comme une litanie qui passe et repasse en boucle dans mon cerveau, puis j’essaie de lui sourire, avant de remettre mes vêtements, pour éviter de lui imposer plus longtemps ce qu’elle n’aurait jamais dû subir. « Tu peux aller vomir. » Mon ton léger n’a jamais été aussi lourd. Je suppose que je n’ai pas le cœur à plaisanter. Il va bien falloir, pourtant. Je suis fatigué. « Non, vraiment, tu peux. Je comprends. » Au moins, c’est sincère. Après tout, moi aussi j’en ai envie. Nous me donnons envie de vomir. Voilà qui est annonciateur de bonnes nouvelles.
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MessageSujet: Re: [+18] Because of my love ▬ Jamya. Lun 1 Aoû - 17:06

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« Un sourire peut créer une amitié. Un mot peut arrêter un conflit. Un regard peut sauver une relation. Une personne peut changer ta vie. »

Je ne veux pas qu'il vienne en moi. Tout mon corps redoute ce moment. Et je me déteste. Je me déteste de vouloir lui faire un enfant dans le dos, je me déteste de nous avoir mis dans cette situation là. Je nous déteste. Nous ne sommes pas bien, ni lui, ni moi. On dirait un viol. On dirait que je le viole, et qu'il s'apprête à me violer en retour. C'est peut-être ça. C'est peut-être un viol, ironiquement. Et puis, je le sens en moi, et c'est la nausée qui est plus forte que tout alors que j'étouffe pourtant un gémissement de douleur en essayant de refouler des larmes qui menacent de couler. Il se fige, s'excuse. Je secoue la tête, incapable de parler. J'ai envie qu'il s'enlève, j'ai envie qu'il s'en aille, mais il s'anime. Et j'ai mal, physiquement et mentalement. Il est tendre, pourtant, je sens qu'il ne veut pas me faire mal, qu'il y va progressivement. Je me sens sale. Je me sens plus sale que je ne l'ai jamais été de toute mon existence, et je ne prend même pas la peine de faire semblant de suivre le rythme. Je reste juste inerte, à le laisser faire, en essayant juste de le serrer contre moi. Je ne sais même pas comment j'arrive à retenir un sanglot, alors qu'il s'agite à l'intérieur de moi et que j'ai de plus en plus l'impression qu'il est en train de me salir. Ce n'est pas contre lui. Ce n'est pas à lui que j'en veux. C'est à moi. Tout ça n'a aucun sens. Je suis sûre que ce n'est même pas agréable pour lui. Ce ne doit pas être agréable de faire l'amour à un corps inerte, qui subit juste les va-et-vient, comme une simple poupée. Et quand il commence à gémir, c'est encore pire. Un haut-le-cœur me surprend violemment, et pourtant, je le resserre contre moi pour l'empêcher de partir. Il se tend, puis se fige. Je mets quelques secondes à comprendre que c'est terminé et je n'ai pas la force de faire comme la gynécologue m'a dit, de le garder entre mes cuisses cinq minutes. Je le laisse s'éloigner. Je ne sais même pas si ça a été long ou court ; à moi, ça m'a paru durer une éternité.

Je fais l'autre technique pour emprisonner le sperme ; resserrer les jambes, les relever et relever le bassin. Je rêve de courir aux toilettes, mais la gynécologue m'a dit qu'il fallait rester comme ça au moins dix minutes. Alors, je regarde mon téléphone, et j'attrape une cigarette pour l'allumer. Il me dit que je peux aller vomir, et je rallume juste la lumière pour le regarder. Je dois avoir le regard le plus triste de l'univers. « T'en as envie, toi, de vomir ? » J'ai la voix fatiguée, et le goût de la gerbe dans la gorge. Huit minutes, encore. Je tire une longue taffe pour essayer de faire passer le goût de la gerbe. « Je... » Je voudrais parler, mais je n'y arrive pas. Alors, je me contente de soupirer, et de laisser le temps passer sans rien dire. Cinq minutes, encore. J'ai envie de me relever et d'aller prendre une douche. Plus que cinq petites minutes, et je pourrais. « Tu vas rester, cette nuit ? » Je m'étonne moi-même de constater que c'est une supplication plus qu'une simple question. Malgré tout, je n'ai pas envie qu'il parte. Je n'ai pas envie qu'il me laisse toute seule. Trois minutes, je remonte la couverture sur moi en restant dans ma position. Je suppose que ça doit être bizarre, mais je peux facilement faire passer mon manque de mobilité par un semi état de choc. 30 secondes. « Je t'aime. » Ma voix se brise un peu. Cinq secondes. Je me prépare à me relever. 0 seconde, je me redresse d'un coup, et me relève. Un reste de ce qu'il a semé à l'intérieur de moi me coule contre la cuisse, et un haut-le-cœur bien plus fort que tout à l'heure me surprend. C'est sur mon tapis que je vomis, en me pliant en deux et ayant un sanglot qui vient s'inviter à la petite fête, avant de courir jusqu'à la douche et de verrouiller la porte. Bien joué, Cham... Bien joué... J'allume l'eau de la douche. Et la musique dans ma salle de bain. Tout ce qu'il faut pour qu'il ne m'entende pas pleurer. Parce que je pleure.

Je pleure autant que je peux, en me recroquevillant sous la douche. L'eau me brûle, mais je reste recroquevillée sur moi-même à éclater en sanglots. Bordel, mais qu'est-ce que j'ai fait ?!
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MessageSujet: Re: [+18] Because of my love ▬ Jamya. Lun 1 Aoû - 18:09

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« Il n’y a rien de plus dangereux que les bonnes intentions. »

Je n’arrive pas à la regarder. Je n’ai pas envie de la regarder. Je le sens bien, de toute façon, que le regard qu’elle pose sur moi est loin d’être joyeux. Elle parle, et je hausse les épaules pour toute réponse à sa question.  Je me sens mal. Je voudrais me réveiller, maintenant. Je voudrais que cette réalité ne reste pas. Je voudrais qu’on retourne en arrière, et qu’elle n’ait pas cette idée stupide. Mon corps est détendu, et je le déteste d’être détendu alors que c’est le principal coupable de cette histoire. Enfin. Après Chamya, probablement. Mais vu l’état dans lequel elle est, mieux vaut rejeter la faute sur mon corps, plutôt que de la mettre encore plus bas que terre. Elle essaie de parler, puis s’arrête. Alors ça va être ça, maintenant, nous deux ? Ce malaise ? Cette incapacité à se parler ? Je n’ai pas envie de parler. Je n’ai pas envie d’être ici. Je n’ai pas envie d’exister dans cette réalité. Je ne sais même pas de quoi j’ai envie. De rien, je crois. Elle parle de nouveau, et malgré le ton de sa voix, je n’arrive pas à sentir mon cœur se serrer. Alors je hausse les épaules, de nouveau. Je ne veux pas ressentir quelque chose, parce que je sais très bien que ce ne sera pas quelque chose d’agréable. Ce vide me convient. Je ne sais pas si je vais rester. Je n’ai pas envie de rester. Je n’ai pas envie de partir. Ou peut-être que si. Je ne sais pas. Peut être que mon corps finira par décider pour moi, il est doué pour ça. Je capte à peine ce qu’elle fait, et je ferme les yeux en entendant sa voix se briser, comme si je pouvais prétendre que je ne l’avait pas entendue. Je ne lui en veux pas, pourtant. Pas vraiment. Elle ne m’a pas fait de mal, après tout. C’est elle qui a mal. Moi, je suis détendu. Je crois que je n’en veux à personne. Je crois que je ne ressens vraiment rien que cette léthargie étrange, ce néant. Peut être que je suis en train de fuir la réalité. Mais si c’est le cas, au moins, ça je sais le faire. Je la sens s’agiter à côté de moi, et je me fige un peu, avant que le bruit de son haut-le-cœur ne réveille mon instinct et que je me redresse brutalement, tout ça pour la voir vomir, pleurer, et s’enfuir. Oh. Mon regard reste planté sur le tapis sali, et je me fige de nouveau, en l’écoutant s’agiter dans la salle de bain jusqu’à ce que la musique commence. Elle croit vraiment que je ne comprendrais pas que la musique étouffe les sanglots ? Bon. Peu importe. Il fallait s’y attendre. Mollement, je me laisse retomber sur le matelas, su le dos, pour regarder le plafond. Je sens bien que ça me fait mal au cœur, de l’imaginer brisée, en train de pleurer, mais je n’ai vraiment pas envie de sortir du vide. Vraiment pas.

Quelques minutes passent, probablement beaucoup, de flottement, avant que mon corps ne s’agite nerveusement. Non. Non, je veux rester là. Je ne veux pas penser. Je ne veux pas l’imaginer comme ça. Je ne veux pas savoir. Il ne s’est rien passé. Ce n’était rien de plus qu’un mauvais rêve. Je ne veux pas que le vide parte. Mais ma gorge se serre si brutalement que je me mets à tousser, et mes yeux se mettent à brûler si fort que je dois les fermer. « Chamya ? » Trop bas. Beaucoup trop bas pour surpasser la musique. Beaucoup trop bas pour surpasser les larmes. Bon. Ignorer cette panique là. Chamya est blessée. Probablement plus que ce que je l’ai jamais vue être. Et je n’arrive plus à m’en foutre. Faiblement, je finis par réussir à me relever, et aller dans ma chambre pour fouiller les placards. Il faut la soigner. Il faut … Devant mes yeux commencent à défiler des images, me sortant brutalement de mon état de demi-conscience pour me ramener dans cette réalité. Son corps inanimé contre moi, l’expression de douleur sur son visage, les larmes qu’elle retenait, sa voix qui se brise. Et j’ai à peine le temps de courir dans ma salle de bain que je reproduis son raisonnement, et vomit. Bonjour, réalité. Tu ne m’avais pas manqué. Mollement, je vais prendre la bouteille qui trône sur une étagère, avant de repartir chercher dans mes tiroirs toutes les drogues en ma possession, et repart dans la chambre de Chamya. Il faut la soigner.

Je dois descendre le quart de la bouteille, avant de trouver le courage de préparer deux lignes et une seringue. Et je dois prendre une de ces lignes avant de trouver le courage d’aller frapper à la porte de la salle de bain. Toujours trop bas pour la musique. « Chamya ? » Ma voix ne veut pas s’élever. L’alcool a dû me brûler les cordes vocales. Avec un soupir, je pars chercher quelque chose pour ouvrir ladite porte, et finit par mettre la main sur une pince à cheveux. Alors je prends mon portable, regarde sur internet comment c’est censé fonctionner, et m’assois devant la porte pour trafiquer la serrure pendant ce qui me semble une éternité avant qu’elle ne cède. Ma gorge se serre un peu plus quand mon regard se pose sur elle, et je prends sur moi pour me relever et attraper une serviette pour la mettre sur ses épaules avant qu’elle n’ait eu le temps de protester. Doucement, je la porte dans mes bras pour la ramener sur son lit, et je me rends compte ensuite que je suis toujours incapable de la regarder. Ca va peut être vraiment être comme ça, entre nous, maintenant. On a tout gâché. Avec un « Tiens. » que je voulais tendre, mais qui sonne vide, j’approche le plateau où siègent la ligne et la seringue d’elle. De toute façon, il n’y a que ça pour quoi on est doués. Fuir nos mal-êtres.
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MessageSujet: Re: [+18] Because of my love ▬ Jamya. Lun 1 Aoû - 18:39

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« Un sourire peut créer une amitié. Un mot peut arrêter un conflit. Un regard peut sauver une relation. Une personne peut changer ta vie. »

J'ignore combien de temps je reste là, assise dans ma douche, à pleurer. Je sais juste qu'à un moment, mon corps s'est animé, que je me suis relevée et que je me suis lavée, en frottant si fort mon entre-jambe que la peau en a été par endroit légèrement égratignée, d'abord. Peu importe. Si j'avais pu laver l'intérieur de mon corps avec de la javel, je l'aurais fait... mais je n'ai pas de javel. Et je ne crois pas que ce soit une bonne idée.  Alors je me suis lavée plusieurs fois, en frottant toujours plus mon entre-jambe, en finissant même par réussir à me faire saigner, juste là. Mais ça n'a pas d'importance, et quand je capte que je n'arriverai pas à me sentir propre, je fini par me rasseoir pour me recroqueviller de nouveau. Je n'arrive même plus à pleurer. Je fixe juste le vide, sans faire attention à la douleur qui me brûle l'entre-jambe et les cuisses, maintenant que je me suis blessée là. Je crois que je pourrais rester sous cette douche toute ma vie. C'est le plan. Ou au moins toute la nuit. Mais visiblement, je n'y resterai pas toute la nuit. Quelqu'un essaie de déverrouiller la porte, et je sens ma gorge qui se serre. Finalement, James y arrive, et entre dans la salle de bain. Je ne bouge même plus. Je ne pense même pas à protester. Je sens à peine la serviette qui vient se poser sur mes épaules, et je me laisse mollement porter jusqu'à mon lit.

Mon seul réflexe est de me faufiler sous la couette, et de la remonter le plus haut possible sur mon corps. Et il me tend un plateau, avec tout ce qu'il faudrait pour que je puisse oublier que je vais mal. J'hésite. J'hésite le plus sincèrement du monde, mais je ne peux pas faire ça. Je ne dois pas toucher à la drogue avant au moins 19 jours. Dans 19 jours, je pourrais faire un test de grossesse. Dans 19 jours, je saurais si je suis enceinte ou pas. Dans 19 jours, je saurais si je dois arrêter la drogue ou pas. Peut-être même avant, si mes règles n'arrivent pas en temps et en heure... Mais en attendant, je ne dois pas toucher à la drogue. « Non. » dis-je alors, d'une voix cassée, fatiguée. Je repousse le plateau. « Je risque l'overdose si je reprend un truc. » C'est vrai, en plus. J'ai un peu trop consommé ce soir. Je bouge, juste assez pour me retrouver tout près de James, et je le prend dans mes bras. Parce que j'en ai envie, de ça. « J'ai besoin de toi, pas de la drogue. » S'il te plaît, James, réagis... « J'aurais toujours besoin de toi. Et je t'aime toujours. Et c'était une idée de merde... On a qu'à... On peut juste oublier, non ? Juste zappé ce qui s'est passé. Il ne s'est rien passé. Ça n'arrivera plus jamais. » J'ai envie qu'il entre dans mon jeu. Dans 19 jours, peut-être que je serai forcée de me rappeler que j'ai couché avec lui. Mais pour ce soir, je veux oublier. « J'ai besoin de toi, ce soir... » Je n'admets pas souvent mes faiblesses. Mais ce soir, je suis faible. Je suis faible, et j'ai la vulve et les cuisses en sang. « J'ai besoin... Il faudrait que je me soigne... J'ai trop frotté... » Honteuse. Voilà ce qui résonne dans ma voix. Je déglutis, et pour lui montrer de quoi je parle, j'enlève la couverture, et lui montre le sang qui perle sur ma peau.

« J'ai pas fait exprès... Mais ça brûle... Je... J'ai... Attends. » Je fini par me relever, et par aller tout d'abord mettre une chemise de nuit qui n'a rien de sexy. Puis, je fouille dans l'armoire à pharmacie, et j'en sors des compresses, du désinfectant et du sérum physiologique. Je m'empare aussi d'une culotte, et d'une serviette hygiénique sur laquelle je pose des compresses. « J'ai juste besoin d'aide pour les bandages autour des cuisses... Je vais me débrouiller pour... pour là... » Ce , justement, est le premier endroit duquel je m'occupe, en me retenant de pleurer. Seulement avec du sérum physiologique, mettre du désinfectant pile à cet endroit aurait été catastrophique. Et, rapidement, j'enfile ma « compresse-maison » pour cet endroit, avant de tendre le désinfectant, les compresses et les bandages à James. « S'il te plaît. »
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MessageSujet: Re: [+18] Because of my love ▬ Jamya. Lun 1 Aoû - 22:20

Because of my love
Chamya
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James


 

 



 

 

« Il n’y a rien de plus dangereux que les bonnes intentions. »

Sa voix me vrille les tympans, comme si sa fatigue était une arme dirigée contre moi, et je me rassois sur le lit, à côté d’elle, pour fixer le mur d’en face. « Et alors ? » Je crois que ce n’est pas ce que je voulais dire. Bien sûr que je ne veux pas qu’elle risque l’overdose. Mais j’ai parlé sans réfléchir, alors je suppose que ça ne change pas grand-chose, ce que je veux ou ne veux pas. Je n’en sais rien. Je m’en fiche. Ses bras passent autour de moi, et je baisse le regard sur elle sans réussir à regarder son visage. Qu’est ce qu’elle veut ? Presque aussitôt, elle répond à ma question informulée. Oublier. Elle veut oublier. Bien entendu qu’elle veut oublier. « Alors prend une ligne. » J’aimerai bien que tu arrêtes de parler, maintenant, bouche. Je la repousse doucement, pour m’éloigner et récupérer ma bouteille. Peut être que si je bois assez, je pourrais ressentir quelque chose d’autre. Peut être que si je ressens quelque chose d’autre, je pourrais l’aider. Peut être, peut être, peut être. C’est stupide. Elle parle de nouveau, et je retiens un « la ferme » qui me brûle la gorge au dernier moment. Je ne suis pas énervé, pourtant. Je suis juste perdu, je suppose. Et ça me fatigue. Sa honte me fait relever les yeux, qui se posent sur sa peau rougie, et je soupire légèrement. Bien entendu, il fallait qu’elle se fasse du mal. Tout ceci n’était pas suffisant. J’ai pas fait exprès. Un rictus dépité me déchire les lèvres. Bien sûr, oui. C’est ça. Je la regarde s’agiter, en fixant la zone blessée, avant de descendre un autre quart de la bouteille. L’ivresse ne serait pas de trop, là. Mais même ça tu ne vas pas me l’accorder, hein ? Saleté de corps.

Doucement, je m’empare des outils d’infirmière des mains de Chamya, et me redresse à peine pour pouvoir m’asseoir à côté d’elle. Il faudrait que je dise quelque chose. N’importe quoi, mais quelque chose. Elle est tellement blessée que si je ne dis rien, ça n’ira jamais mieux. « Grosse conne. » Quelque chose, mais pas ça. Bien joué, bravo. J’allume une cigarette, en étant surpris par la stabilité de mes mains, et en profite pour répartir le désinfectant et les compresses sur les cuisses de Chamya. Sans un mot, doucement, je me laisse absorber par la tâche, jusqu’à ce que je ne puisse plus penser à autre chose, m’appliquant pour laisser les plaies le plus propre possible avant de les bander. « Lève la jambe. » Ce ton vide me donne l’impression d’être le genre de docteurs que tout le monde déteste, ceux qui nous traitent comme des pièces de viande à recomposer. Mais je n’arrive pas à me secouer pour réagir à quoique ce soit. Peut être que ça ressemble à ça, un état de choc. Non, je ne pense pas. Je ne sais pas. Alors je m’occupe de ses bandages, doucement, proprement, jusqu’à ce qu’ils soient tellement bloqués qu’il n’y a aucune chance qu’elle puisse les enlever seule. Et je garde mon regard dessus, en allant récupérer entre mes lèvres la cigarette que j’avais oubliée et qui est presque intégralement consumée, les cendres éparpillées sur les draps. « Pardon. » Pourquoi je m’excuse ? Ce ne sont que des draps. Ils sont à peine noircis. Mais je ne sais pas ce que je suis censé faire. Et en général, quand je ne sais pas ce que je suis censé faire, c’est que je suis censé m’excuser. Peut être que c’est ça le problème. Peut être que ça, ça enlèvera le vide, et ça l’aidera, au moins un peu. « Je … suis désolé ? » Ce n’est pas des draps, dont je parle, je crois. Je crois que je n’arriverai pas à oublier, avec ou sans alcool. Pas ce corps inanimé, ni ces larmes, ni ce sang. Pas cet air si triste sur son visage si beau.

Je finis par relever mon regard sur elle, et je me surprends à me demander si le vide, ça se voit, dans les expressions de visage. Je ne sais pas. Probablement. Mais je n’ai pas envie de mettre un masque. Je suis trop fatigué pour ça. « Ne te fais pas de mal. » Ma voix est tellement monotone qu’elle me rappelle celle de cette fille que j’ai rencontrée dans un ascenseur. A mes souvenirs, ce n’est pas un ton très agréable à entendre. Boire. Je vais boire encore un peu. Je crois que je me sens mal, mais que le vide prime. Si je bois un peu plus, peut être que ce sera l’inverse. Si je ressens autre chose que le vide, je pourrais probablement être utile à quelque chose. Alors je bois, encore un peu, en me forçant à m’arrêter avant de juste trop boire. Et je tousse, pour libérer ma voix. Et cette fois, je crois que mon ton est normal. Ma voix est beaucoup trop basse, mais le vide est presque parti. « Est-ce que … ça va aller ? » Je ne veux pas qu’elle aille mal. Je ne veux pas qu’elle se sente sale au point de se faire ça. Ce n’est pas de sa faute. Ce n’est probablement pas de sa faute. Elle était défoncée, et elle voulait me faire plaisir. Je savais que c’était une mauvaise idée depuis le début, moi. C’est mon corps qui … ou non, c’est moi qui … Je ne sais pas … « Est-ce-que c’est … de ma faute ? » C’était bas, presque inaudible. Je crois que je sors du vide, mais la seule autre pointe d’émotion que j’arrive à ressentir, c’est de la tristesse. La tristesse de voir à quel point elle est triste, sûrement. Ou la tristesse de savoir que c’est très certainement à cause de moi qu’elle l’est. Je nettoie distraitement la cendre des draps, pour occuper mes mains, en laissant planer un silence, avant d’ouvrir la bouche de nouveau. « Je le ferai plus. J’ai essayé d’arrêter, mais … M’enfin. Ne pleure plus, d’accord ? Frappe-moi, si tu veux. Paraît que ça fait du bien, dans ces cas là. Il ne faut pas que tu sois triste. Je veux pas que ce soit comme ça entre nous maintenant. Je t’aime. » Je lui prend le poignet, doucement, pour bouger sa main jusqu’à ma joue, comme si j’animais une marionnette pour qu’elle me mette une gifle, sans détacher mon regard du sien. On doit avoir l’air malins, tous les deux, au bord du précipice, comme si un pas en arrière pouvait sauver notre relation, alors qu’un pas en avant nous briserait à tout jamais, et qu’on ne savait plus différencier l’avant de l’arrière. « Ne sois pas cassée. » On dirait une supplication, de nouveau. Presque autant que quand je lui ai demandé d’arrêter, avant que le monde ne s’écroule sous nos pieds. Mais il faut qu’elle m’écoute. Il faut qu’elle m’obéisse, cette fois. Tout en dépend. J’en dépends plus que je n’ai jamais dépendu de quelque chose.
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MessageSujet: Re: [+18] Because of my love ▬ Jamya. Mar 2 Aoû - 14:57

Because of my love
Chamya
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James


 

 



 

 

« Un sourire peut créer une amitié. Un mot peut arrêter un conflit. Un regard peut sauver une relation. Une personne peut changer ta vie. »

« Alors prend une ligne. » Non, mais non ! Ce n'est pas comme ça que je veux oublier. C'est avec lui que je veux oublier. Je veux qu'on redevienne comme avant ce soir... Mais nous sommes cassés, et ça me fait mal de le constater. De constater que ma connerie, ce soir, nous a cassé. Et si je tombe enceinte, qu'est-ce qui va arriver ? James n'est pas fait pour être un père... Il va flipper. Il va partir ? Non, il ne partirait pas à cause de ça... Si ? Je n'aurais qu'à dire que c'était un accident, que je ne comprend pas comment ça a pu arriver, que... « Grosse conne. » Ironiquement, la voix de James fait écho à mes pensées. Oui, je suis une grosse conne. Je relève le regard sur James, faiblement. Il a déjà ce qu'il faut pour me soigner dans les mains, et je sens ma gorge se serrer un peu. Je retiens un gémissement de douleur, alors qu'il s'applique à soigner mes cuisses. Je ne veux pas qu'il puisse savoir que ça me fait mal. Je ne veux pas qu'il ai encore le sentiment de me faire mal... « Lève la jambe. » Son ton vide me déchire le cœur, mais je m'exécute et le laisse bander mes jambes que j'ai martyrisé. Est-ce que ça va ressembler à ça, entre nous, maintenant ? Est-ce qu'en voulant juste faire en sorte de toujours le garder près de moi, je nous ai brisé au point que tout soit différent ? « Pardon. » Je fronce à peine les sourcils. Je ne sais pas pourquoi il s'excuse, et mon regard passe sur les draps avant que je hausse les épaules. Ce ne sont que des draps. « Je … suis désolé ? » Là, je ne crois pas qu'il parle des draps. La seule chose que je trouve à faire est de venir poser un baiser maladroit et rapide sur sa joue. Parce que je ne lui en veux pas. Même pas un peu. C'est à moi que j'en veux.

Son regard croise le mien, et le vide dans ses yeux resserre encore un peu ma gorge. Mais je ne dois pas pleurer. Je ne dois surtout pas pleurer. Je veux juste arranger les choses, les bander comme il a bandé mes cuisses. « Ne te fais pas de mal. » Il a la voix monotone, c'en est presque douloureux à mes oreilles. J'ai l'impression de l'avoir brisé. J'ai peur de l'avoir brisé. Je secoue la tête. « Non, promis. » Je n'ai pas fait exprès de me faire du mal. Je voulais juste être propre, et je n'ai pas fait exprès... Je le regarde boire. Il boit beaucoup trop, mais je n'ose pas l'arrêter. Je préfère qu'il soit ivre, plutôt qu'il soit vide. Ivre, il ressemblerait plus à lui-même que l'étranger que j'ai sous les yeux à cet instant. « Est-ce que … ça va aller ? » Sa voix est basse, mais j'ai l'impression qu'elle redevient normale. Je me force à sourire. « Oui, James, ça va aller. » J'essaie d'être assurée, mais ma voix tremble légèrement malgré moi. Pourtant, ça doit aller. Je ne veux pas que les choses soient différentes entre nous. Je ne veux surtout pas perdre ce qu'on a réussi à construire, tous les deux... « Est-ce que c'est … de ma faute ? » J'ouvre, et je referme la bouche. « Non ! » Cette fois, je n'ai pas besoin de feindre l'assurance. Ce n'est pas de sa faute, je sais qu'il a essayé de lutter, je sais qu'il ne voulait pas faire ça, je sais qu'il n'a pas profité de ce moment. Il n'a rien à se reprocher, dans toute cette histoire. Et je continue à secouer la tête, les sourcils froncés, comme pour essayer de lui enfoncer dans le crâne que ce n'est pas de sa faute. C'est de la mienne. Je ne veux pas qu'il ai l'impression d'avoir fait quelque chose de mal... Je ne veux pas qu'il soit triste à cause de cette impression. Il nettoie le drap, puis rouvre la bouche. Et j'écoute ce qu'il dit.

J'ouvre la bouche, pour répondre, mais il prend mon poignet pour poser ma main sur sa joue. Et mon seul réflexe est de lui caresser la joue, le plus tendrement possible, malgré quelques tremblements que je ne contrôle pas. « Ne sois pas cassée. » Il en a besoin. Il a besoin que je ne sois pas cassée. Je ravale des larmes qui menacent de couler, et je lui souris. Ce n'est pas un faux sourire, même s'il est maladroit... maladroit, mais vrai. « Je ne suis pas cassée. » Je me rapproche de lui, et ma main quitte sa joue pour venir l'enlacer. Et je viens blottir mon visage dans son cou, en faisant en sorte qu'il ne me repousse pas. « Tu n'as rien fait de mal, James. Tu ne m'as pas fait de mal. Et je sais que tu as essayé d'arrêter. Tu as été irréprochable, d'accord ? Tu ne m'as pas fait de mal. Tout va bien. Je te jure que tout va bien. Tu m'écoutes, hein ? Je te promets que je ne suis pas cassée. Mais j'ai besoin que tu ne le sois pas, toi non plus. J'ai besoin que tu ailles bien. » J'en ai besoin, j'en ai réellement besoin. J'ai besoin de le voir sourire, de le voir sautiller partout, de le voir être lui-même. Je ne veux pas qu'il soit une coquille vide comme ça. Je ne veux pas l'avoir brisé. Je me rapproche de lui, l'enlace plus fort. J'ai besoin de le sentir contre moi, j'ai besoin qu'il sente que je suis toujours son amie. Que je le serai toujours. Et que je vais suffisamment bien pour ne pas être dégoûtée par son contact.

« On va dormir, d'accord ? Pas dans ma chambre, dans la tienne. On va aller se coucher, et demain, on brûlera les draps, et on effacera tout ça de notre tête. Dis oui, s'il te plaît... J'ai besoin que tu dises oui à ça. Je... C'est pas grave, hein ? Au pire, c'est juste une preuve de plus que je suis une irréductible lesbienne, y'a rien de grave. On a pas besoin de se mettre dans cet état là. Je veux pas que ça change quoi que ce soit entre nous. T'es mon meilleur ami, tu le seras toujours. Et je t'aime. Je t'aime plus fort que tout, et c'est juste de ça que je veux me souvenir. Tu veux bien, qu'on aille se coucher ? » Je me détache à peine de lui, juste pour pouvoir le regarder et revenir caresser sa joue. Je dois avoir l'air moins triste. Je dois juste avoir l'air inquiète. Je ne veux pas l'avoir brisé. Je ne veux surtout pas l'avoir brisé... c'est plus important que tout le reste, c'est plus important que ce qui s'est passé et c'est plus important que ce qui se passera. J'ai besoin, viscéralement besoin, qu'il aille mieux...
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MessageSujet: Re: [+18] Because of my love ▬ Jamya. Mer 3 Aoû - 22:01

Because of my love
Chamya
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James


 

 



 

 

« Il n’y a rien de plus dangereux que les bonnes intentions. »

Sa main caresse ma joue en tremblant, et ma voix reste bloquée dans ma gorge. Je me demande brièvement pourquoi elle tremble, avant d’être coupé dans mes pensées par son sourire, et mes yeux se plissent légèrement pendant que je l’analyse rapidement sans le vouloir. Son sourire est surplombé de larmes. C’est ce genre de sourires tristes qu’ont les gens qui n’ont plus qu’une seule chose à perdre et qui le savent. Honnêtes, mais tristes. Peut être qu’elle n’est vraiment pas cassée. Pas beaucoup plus qu’avant, en tout cas. C’est ça, qu’il doit vouloir dire, ce sourire. Pas « je vais bien ». Plutôt « je ne vais pas encore moins bien qu’avant ». C’est presque triste, que ça me rassure, mais c’est le cas. Parce que ça, au moins, je sais que je peux le comprendre. Je ne pense pas que Chamya soit le genre de personnes qu’on puisse réparer. On peut juste empirer sa situation. Elle n’a pas besoin d’être sauvée, il ne faut juste pas qu’on la tire vers le bas. Je la laisse m’enlacer sans vraiment le réaliser, avant de sentir l’odeur de son shampoing agresser mes narines, et de passer mes bras autour d’elle. Et elle recommence à parler, alors je l’écoute, en luttant pour ne pas repousser les émotions qui reviennent peu à peu se mêler à la réalité. Bon. Alors ce n’est pas de ma faute. A vrai dire, je crois que je m’en fiche un peu. Si ce n’est pas de ma faute, c’est probablement de la sienne. Et dans ce cas là, l’inverse aurait été plus arrangeant, puisque moi, je ne m’en voudrais pas. Je crois que elle, si elle se met à s’en vouloir, ça lui fera mal. Je crois que ça lui fera très mal, et qu’elle se détestera un peu plus. Ce n’est probablement pas une bonne chose. Je la préfère un minimum heureuse. « Tu n’as rien fait de mal. » J’ai à peine eu le temps de murmurer ces mots qu’elle recommence à parler, et je me dis que nos rôles ont été inversés, à un moment, et que c’est moi qui suis en manque de mots, et elle qui parle trop. J’ouvre et referme la bouche plusieurs fois pour reprendre la parole, mais elle n’arrête pas. En temps normal, ça m’aurait probablement fait rire. J’ai un peu envie de sourire.

Elle vient chercher mon regard, et je finis par comprendre que son mal-être a été remplacé par de l’inquiétude. Elle s’inquiète pour moi. Alors que c’est elle qui vient de pleurer pendant une éternité. C’est complètement absurde. « L’irréductible lesbienne qui résiste encore et toujours à l’envahisseur bite. » Qu’est ce que je dis ? « C’est français, je crois. Une sorte de comics. J’ai trouvé ça sur internet. Ils l’ont traduit. C’est marrant, tu devrais lire. Je te les enverrai. » Je n’ai aucune idée de ce dont je suis en train de parler. Je crois que mon cerveau fonctionne sans moi, cette fois. Peut être que j’essaie de la rassurer. De nous retrouver. Elle ne doit pas comprendre grand-chose, la pauvre.

Un petit sourire fatigué finit par se faire un chemin jusqu’à mes lèvres, et je pose un baiser sur sa joue. C’est un début. « Je vais bien. Moi, j’ai tiré mon coup, hein. » C’est trop tôt pour ce genre de blagues stupides, James. « M’enfin. Pardon, je suppose que … Oh et puis hein, je te signale que j’ai pas à te protéger, c’est toi qui m’a forcé la main. Tu sais ce qu’on dit, on apprend de ses erreurs. Errare Humanum Est. Ca aussi ça y est dans le truc français. C’est plein de culture, t’as vu ? » Je lui tourne le dos, avant de la prendre sous les genoux pour la faire glisser jusqu’au bord du lit et la hisser sur mon dos. Ne pas penser aux bandages sous mes doigts. Surtout, ne pas y penser. Je me relève, et me dirige vers la bouteille avant de me pencher à peine pour qu’elle puisse la saisir. « Aide-moi un peu, handicapée, je te signale que t’es pas si légère que tu le penses. » Je suppose que la laisser marcher jusqu’à ma chambre n’est pas l’idée du siècle, après tout. Alors je la tiens jusqu’à atteindre ladite chambre, et me dirige vers le bureau pour la relâcher brutalement dessus et la laisser atterrir sur ses fesses. Tant pis pour les livres qui étaient dessus. Je réalise que je souris, quand je repose mon regard sur elle, même si je dis des choses sérieuses. « Considère ça comme une fessée. Et la prochaine fois que tu te fais saigner, d’où que ce soit, je te la donnerai moi-même. Si t’as cru que ça faisait mal de se faire dépuceler, t’as encore rien vu. Si tu te sens mal dans ton corps, tu me le dis, et je dirai à mon psy de te voir. Il est cher, alors il doit être doué. Je te donnerai son numéro, même, si tu préfères ne pas m’en parler. Mais pas de ça. Tu vaux mieux que ça. » Le vide est parti. Je me demande si ça veut dire que je me sens mieux. Oh, peu importe. Pour l’instant, l’important, c’est qu’on redevienne comme avant. Qu’elle redevienne comme avant. Et pour qu’elle le fasse, je suppose qu’il faut que je fasse des efforts pour ne pas me comporter différemment non plus. Si je traite tout ça comme une énorme blague, peut être qu’elle le dédramatisera aussi. « Et je te promets pas que t’as pas le sida. » Je pose un rapide baiser au coin de ses lèvres, pour ne pas prendre le risque de la mettre mal à l’aise, avant de lui offrir un sourire narquois. Non, bon, elle n’a aucune chance d’avoir le sida, peut être 1% de chance, mon dernier test doit remonter à quelques jours, mais je suppose que la peur d’avoir le sida nous réveille un minimum. Et puis, si elle s’énerve, c’est qu’elle va bien, non ? Alors je vais juste prier pour qu’elle s’énerve.
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MessageSujet: Re: [+18] Because of my love ▬ Jamya. Jeu 4 Aoû - 16:05

Because of my love
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« Un sourire peut créer une amitié. Un mot peut arrêter un conflit. Un regard peut sauver une relation. Une personne peut changer ta vie. »

Edit ; J'ai fais de la merde en reprenant mon code, et du coup au lieu de juste prendre le code et de répondre au sujet, j'ai édité le message. Du coup, j'ai perdu ce post là, je suis désolée. ;-;












.
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Dernière édition par Chamya Miller le Ven 5 Aoû - 19:09, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: [+18] Because of my love ▬ Jamya. Jeu 4 Aoû - 19:19

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« Il n’y a rien de plus dangereux que les bonnes intentions. »

Elle me remercie, et ça me donne un peu envie de sourire. Je crois que ça fonctionne. Qu’on est en train de redevenir nous-même. Qu’on va pouvoir laisser cette connerie derrière nous. Qu’il suffit de ne pas y penser. Omettre les faits, c’est un peu notre spécialité, après tout. En tout cas, je sais que je suis doué pour ça. Alors je continue de parler sans réfléchir à ce que je dis, pour nous faire retourner à ce moment précis où on ne réfléchissait à rien quand on était ensemble, et que c’était ça, notre libération. Les choses sont redevenues normales, au moins en apparence, et c’est de nouveau moi qui parle trop, et elle qui subit. Elle entre dans mon jeu, et entendre son rire envoie un signal de détente à mon cerveau. Si elle rit sincèrement, c’est que les choses vont bien aller, c’est forcé. Si elle peut le faire, c’est que tout n’est pas perdu. « Je suis un saint, c’est tout. » Et te laisser marcher pour te voir t’écrouler ne me tente pas plus que ça, aussi. Mais bon, ça, elle doit déjà s’en douter, inutile de revenir sur le sujet. Je la laisse tomber, et son cri m’arrache un petit rire amusé. Ca lui apprendra à se défoncer les parties intimes, tiens. Un peu de douleur n’a jamais fait de mal à personne. Et pour le coup, elle l’a mérité, avec ses élans stupides d’altruisme sexuel. « T’as pas fait exprès, mais tu l’as fait quand même, alors arrête de me contredire et accepte de prendre le numéro du psy, qu’est ce que ça te coûte ? Je suis sûr qu’il va te dire que ton inconscient te punissait, de toute façon, et que lui, il a fait exprès. Baiser avec quelqu’un te salit pas, c’est dans ta tête que ça se passe, et si ce qu’il se passe dans ta tête a des répercussions sur ton corps, c’est pas bon. Tu vois, c’est peut être pas si inutile que ça, un psy. » Je dis probablement n’importe quoi, mais il me semble avoir lu quelques trucs dans le genre. Et dans le pire des cas, si elle recommence quelque chose comme ça, je la traînerai moi-même chez le psy. Il est peut être débile, mais si ça marche sur certaines personnes, pourquoi pas Chamya ?

Au final, cette histoire de psy n’est pas si importante que ça. Je sais bien que Chamya est plus forte qu’elle n’en a l’air. Elle n’a pas besoin d’aide. Mais il faut qu’on parle normalement, qu’on rigole normalement, et qu’on aille au lit normalement. Comme ça au réveil, tout sera normal. D’ailleurs, en parlant de ça, il serait peut-être temps de prendre un médicament. Sinon, on n’est pas couchés. Je suis sur le point de faire demi-tour pour aller fouiller ma table de chevet, quand sa voix s’élève de nouveau, et me fige net dans mon élan. « Ta mère m’a fait voir … les résultats de tes tests. » … Comment ça, ma mère ? Sa voix s’est baissée avant la fin de la phrase, comme si son cerveau lui avait envoyé trop tard l’information « tu n’es pas censée dire ça ». Je reconnaîtrais ça entre mille, étant donné le nombre de fois où ça m’est arrivé. Ce moment où on regrette aussitôt ce que l’on vient de dire, parce que ça révèle des choses que l’autre ne devait surtout pas savoir. Je suis figé, comme totalement bloqué dans mon élan, et je capte à peine qu’elle s’est relevée pour me rendre ma bouteille et essayer de changer de sujet. Je plante mon regard sur elle, en sentant mon visage se fermer petit à petit, pendant que mon cerveau se met à fonctionner beaucoup trop vite, comme s’il avait reçu une charge électrique. Pourquoi est-ce-que ma mère aurait montré à ma meilleure amie les résultats des tests ? J’avais déjà trouvé ça louche qu’elle m’envoie les faire, mais à la limite, je ne me suis pas vraiment posé de questions. Mais là … Depuis quand est-ce-que Chamya et ma mère se voient en ces termes, déjà ? Je pensais qu’elle l’avait juste rencontrée. « Alors quoi, maintenant tu bois le thé avec ma mère en parlant de ma vie sexuelle ? » La froideur dans ma voix m’a surpris moi-même. Ce n’est pas vraiment le moment d’être jaloux, James. Ce n’est pas sur ça que je suis censé me concentrer. Ce n’est pas important. Ce n’est pas l’essentiel.

Mais bordel, de quel droit est-ce qu’elle fait ça, déjà ? Elle n’était même pas censée la rencontrer, et maintenant elles sont meilleures amies ? Une mère, ça ne lui suffisait pas ? Elle est censée être à moi. Et quand bien même elle ne l’est pas, elle n’est pas censée être à quelqu’un d’autre. Surtout pas à elle. « Je pensais que t’avais au moins assez de respect pour moi pour pas faire ce genre de choses, mais visiblement passer du temps avec MA mère et ne pas me le dire, c’est normal pour toi. » J’ai envie de la frapper. J’ai très envie de la frapper. Ou de l’égorger. Décidément, la jalousie, ça ne me réussit pas. Bon, on se calme. Je lui tourne le dos, pour boire ce qu’il reste dans ma bouteille, et essayer de me concentrer sur la brûlure de ma gorge et l’alcool dans mon sang pour ne pas me laisser dépasser par ma colère. Je la déteste, bordel. De quel droit elle me vole ça ? Quand la dernière goutte de whisky passe sur ma langue, j’envoie se briser la bouteille vide contre le mur en face de moi, en me félicitant intérieurement de ne pas l’avoir envoyée se ficher dans le crâne de ma meilleure amie. « Et puis qu’est ce que t’en as à foutre, de mes résultats, déjà ? » Ma voix tremble un peu, comme si sa trahison soudaine mêlée à la brûlure de l’alcool était trop à supporter pour elle, mais mon ton reste froid, probablement plus froid qu’il n’a jamais été avec elle. « Ca fait combien de temps que t’avais prévu ton coup, au juste ? Combien de fois est-ce-que tu m’as écouté te dire que j’avais pas besoin de coucher avec toi pour t’aimer en te disant que de toute façon, en cette date précise, ce serait fait ? » J’ai un peu l’impression d’avoir été manipulé pendant des mois, et cette impression a un goût très amer. Presque autant que le fait que Chamya se mêle aux manigances de ma mère. Ou pire, pour ce cas là, en soit responsable. Normalement, c’est moi qui utilise les gens comme des pièces dans un jeu d’échec. A la limite, c’est ce que fait ma mère, aussi, mais elle, je la laisse faire. Je ne comptais pas laisser Chamya faire. Je ne pensais pas que j’aurais besoin de ne pas la laisser faire. « Donc en clair, mon avis n’a aucune importance, c’est ça ? Tant que t’as ce que tu veux, t’es contente ? T’es contente, là, peut être ? Bien joué, Chamya, vraiment, jackpot. Dégage d’ici, je veux plus te voir. Va te faire foutre. » Je tremble un peu, et je ne sais pas si c’est la colère ou la jalousie, qui me fait parler. Je ne sais pas pour quoi je lui en veux le plus. Toujours est-il que finalement, la manière dont je lui en voulais pour m’avoir entraîné dans cette première fois stupide n’est pas grand-chose face à la manière dont je lui en veux maintenant. Chamya Miller, toujours pleine de surprises.
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MessageSujet: Re: [+18] Because of my love ▬ Jamya. Ven 5 Aoû - 19:05

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« Un sourire peut créer une amitié. Un mot peut arrêter un conflit. Un regard peut sauver une relation. Une personne peut changer ta vie. »

« Okay, donne-le moi ce numéro. » Je capitule faussement, finalement. J'ai déjà ce numéro. J'ai même déjà eu un premier rendez-vous avec le psy dont il me parle. Et pourtant, je fais quand même semblant de le rentrer dans mon téléphone lorsqu'il me donne, histoire de ne pas s'attarder sur cette histoire ridicule de psy. Et puis, finalement, la suite de notre conversation me fait regretter la partie sur le psy. Si on était restés là-dessus, j'aurais réussi à ne pas faire de boulettes... Mais non, il avait fallu qu'il parle de sida et que moi, je me transforme en énorme boulet. Et merde. Pourquoi est-ce que j'ai parlé de sa mère ? Je me rend clairement compte de ma boulette, et je vois James qui se fige. Et ma tentative idiote de changer de sujet n'a, naturellement, pas le moindre effet. Je crois que je me suis mise dans la merde. Non, rectification ; je suis sûre de m'être mise dans la merde, vu le ton de sa voix. Je crois que je n'ai entendu ce ton froid dans sa bouche que très rarement. J'ouvre et referme la bouche, avant de secouer la tête. « Non, c'est pas... » J'arrête ma phrase avant même de réellement la commencer. Réfléchir. Il faut que je réfléchisse. Si je lui dis la vérité maintenant, je sais que les choses vont littéralement partir en couilles... même si c'est déjà ce qui est en train de se passer.

Il est en colère. Je crois qu'il est en colère. Je déglutis en l'écoutant parler, je ne sais même pas quoi répondre, comme si les mots restaient bloqués dans ma gorge. Il faudrait que je parle. Bien sûr qu'il faudrait que je parle. Mais je ne sais même pas quoi dire. Putain, on était bien partis, pourtant. On avait réussi à redevenir aussi normaux qu'on puisse l'être dans la situation dans laquelle nous nous trouvons. Mais non, bien sûr, il a fallu que je foute tout en l'air. Il faut vraiment que j'apprenne à la fermer. Ou, du moins, que j'arrive à contrôler les mots qui sortent de ma bouche. Je sursaute, et me recule le plus possible, alors qu'il balance la bouteille contre le mur, de toutes ses forces. Je la vois se briser, et je déglutis à nouveau. Je sais très bien que c'est ma tête, qu'il a vu sur ce mur. Et je sais très bien que j'ai de la chance qu'il m'aime assez pour avoir résister à l'envie de me fracasser le crâne avec la bouteille. « Et puis qu'est-ce que t'en as à foutre, de mes résultats, déjà ? » Je déglutis. Je ne sais pas quoi répondre, mais de toute façon, j'ai l'impression qu'il n'attend pas réellement de réponse de ma part. Il continue de parler, toujours avec ce ton froid. J'ai envie de disparaître, et je le fixe lorsqu'il ferme la bouche. « Mais non, mais James... Mais c'est pas ça... Mais... Putain... » J'ai la voix qui tremble. Je crois que j'ai peur.

Ma gorge se serre de cette drôle de manière qu'ont les gorges de se serrer lorsqu'on est sur le point de pleurer. Mais je ne pleure pas. Pas même lorsqu'il me dit qu'il ne veut plus me voir. « Bordel, mais James... » Ma voix est plaintive. Et je ne sais pas comment me sortir de cette situation. Je devrais probablement lui dire la vérité, au moins on se prendrait la tête pour quelque chose de réel. Mais au lieu de ça, mon cerveau vrille complètement, et je m'entend dire sans rien contrôler ; « C'est parce que je couche avec ta mère. » De tous les mensonges que j'aurais pu trouvé, il a fallu que je sorte celui-ci. Bien sûr. « Et elle... Elle voulait se protéger avant tout. » Je crois qu'Esther ferait des choses comme ça. « … C'est pour ça qu'elle t'as fait faire... » Je me tais au milieu de ma phrase, et je soupire. « Bon, non. Non, je ne couche pas avec ta mère, elle est hétéro. Et si je la vois, c'est parce qu'elle m'aide à essayer d'arrêter la drogue. Elle m'a montré tes résultats parce que oui, j'avais prévu de coucher avec toi, et que je lui ai demandé. Mais tu savais très bien que j'avais prévu de coucher avec toi. Ce soir, c'était l'opportunité parfaite, et je savais que t'avais rien. Tu veux bien te détendre, s'il te plaît ? Je fais rien de mal. Je t'en ai pas parlé parce que je sais que tu ne veux pas que j'arrête la drogue. » Voilà. Une demi-vérité, c'est toujours mieux qu'un mensonge. Et ça permet, en prime, de détourner un minimum la conversation. Même si je ne suis pas certaine qu'il va prendre la chose beaucoup mieux. « Je n'ai pas envie de te cacher des trucs, mais quand t'as des réactions comme celles-ci, c'est compliqué de tout te dire. Spécialement quand je sais que ça va t'énerver. D'ailleurs, tu veux tout savoir ? J'ai déjà le numéro du psy, parce que j'ai expressément dit que je ne voulais pas aller en désintox, pour ne pas être séparée de toi, alors c'est lui qui m'aide cliniquement parlant. Et si tu veux tout savoir également, ma mère et la tienne se côtoient. »
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MessageSujet: Re: [+18] Because of my love ▬ Jamya. Ven 5 Aoû - 22:59

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« Il n’y a rien de plus dangereux que les bonnes intentions. »

Quelque part, au milieu de la colère, je capte qu’elle recule, qu’elle s’éloigne, qu’elle a peur. Et je crois que je m’en fiche. Je crois qu’au fond, elle a raison d’avoir peur, pour le coup. Je crois que si ça n’avait pas été Chamya, je l’aurais faite passer par la fenêtre. D’un autre côté, si ça avait été quelqu’un d’autre, je ne serai probablement pas aussi énervé. C’est précisément parce que c’est elle, que j’ai l’impression que ma haine va m’étouffer. L’avantage, c’est que la voir reculer m’a fait reculer aussi, mécaniquement, comme si ça pouvait m’aider à me contrôler. Je veux qu’elle parte. Je veux qu’elle parte avant d’avoir encore plus envie de lui écraser le crâne. Alors je parle, une dernière fois, pour lui dire de fuir. Elle devrait s’estimer heureuse que je lui dise de le faire plutôt que de me défouler, parce que bordel, en cet instant précis, elle serait magnifique clouée sur le mur. Sa voix s’élève, plaintive, et je ferme les yeux en sentant mes dents grincer. Oh bordel, ce n’est pas le moment de jouer sur la pitié. C’est de sa faute. C’est elle qui est en tort, et elle se comporte comme une victime. « Ferme ta gue... » Ma voix s’est élevée en même temps que la sienne, et sa phrase m’a empêchée de finir la mienne. Au moment précis où je prends conscience de ce qu’elle vient de dire, un goût de bile s’installe dans ma gorge, et je repose mon regard sur elle. Je suis en train de faire un cauchemar. « Et elle … Elle voulait se protéger avant tout. » Sa voix me paraît tout d’un coup totalement lointaine, et des images très claires de ce qu’elle dit me défilent devant les yeux sans que je n’aie rien demandé. Je les referme, et je n’ai même pas le temps d’entendre la fin de sa phrase que je les rouvre devant les toilettes pour vomir l’intégralité de l’alcool que je viens d’ingurgiter. Je ne sais même pas comment je suis arrivé là, mais je suis persuadé que s’il le pouvait, mon corps aurait continué de vomir en réponse aux images mentales qui défilent devant moi. Ces images sont beaucoup trop claires. Au moins, je comprends ce qu’elle voulait dire par « je me sentais sale », là. Mes ongles viennent gratter la peau de mon bras pendant que je me relève, comme s’ils pouvaient enlever toute trace de Chamya de lui, et sa voix atteint de nouveau mes oreilles. « … c’est parce qu’elle m’aide à essayer d’arrêter la drogue. » J’écoute distraitement, en essayant de me remettre du choc soudain, et la bataille de sentiments qui prend place en moi au fur et à mesure de ses paroles me fait presque regretter le goût de la bile.

Donc, ma petite-amie n’a pas couché avec ma mère. C’est bien ma veine. Par contre, les manigances sont bien là. Pas pour la même raison, mais je suppose que la vérité est encore pire que mes suppositions. « Tu fais rien de mal ? Non, rien, à part absolument pas prendre mes « je ne veux pas coucher avec toi parce que t’es lesbienne et que ça n’aurait aucun intérêt pour nous » en compte, quand bien même y’en a eu une dizaine, et que j’étais clair, ou à part demander de l’aide à ma mère parce que t’es pas capable de te démerder toute seule, ou me dire que tu couches avec elle, ou croire que ne pas faire de désintox est un service à me rendre plutôt que de juste continuer à vivre ta vie, … Je suppose que non, à part ça, tu n’as rien fait de mal. » Ah. La haine est revenue. Elle se mêle au dégoût qui est décidé à rester jusqu’à ce que les images soient effacées de mon cerveau, et mes mains tremblantes tracent une ligne de cocaïne sur un petit miroir dans l’espoir de me réveiller d’un très long mauvais rêve de très mauvais goût. « Non, bien entendu, tu n’as rien fait de mal, t’es un ange, tout le monde le sait. » L’amertume ne me va pas très bien, non plus. Je prends ma ligne, et ferme les yeux quelques secondes pour me concentrer sur les effets en essayant de me calmer, mais mon cœur continue de battre à cent à l’heure en envoyant des idées de meurtre à mon cerveau. « Alors quoi, tu me manipules pour qu’on baise ensemble, tout ça pour regretter après, t’entraînes ma mère dans tes états d’âme stupides alors qu’on est très bien comme ça, et maintenant, nos mères sont les meilleures amies du monde ? C’est génial, ça, peut être que dans deux ou trois ans, elles nous marieront ! Je suis sûr que là, tu seras la femme la plus heureuse du monde, sobre et mariée à un mec. Bordel, mais tu réfléchis quand, quand t’es tellement dans la merde que tu peux plus faire demi-tour ? »

Arrêter la drogue. Comme si arrêter la drogue était une bonne idée. Comme si ça allait lui réussir. Comme si ça allait être bon pour nous. Oh, je le connais, le discours. Tous les drogués sont pathétiques blablabla, on est des grosses merdes blablabla. Je m’en fiche, de ce discours. Tant qu’elle fait partie de mon monde, il n’a aucune importance. Et si elle n’a plus besoin de ça, hein ? Si elle devient comme tous les autres, et que sa réalité est celle qui est grise ? Sa vision des drogués ne changera pas. Et avec le temps, elle se dira qu’elle est mieux qu’eux. Que nous. Que moi. Parce qu’elle, elle n’aura plus besoin de ça. Et moi, j’ai besoin d’elle. Quand je rouvre les yeux, je suis devant elle de nouveau, avec la désagréable impression de ne pas réaliser que je marche quand je le fais, et mécaniquement, presque trop vite pour que j’aie le temps de réaliser ce que je fais, j’ai posé ma main autour de sa gorge. Elle est si fine, sa gorge. Elle a l’air si fragile. Comme si une trop forte pression pouvait la faire exploser. Je plante mon regard dans le sien, et j’imagine son visage, si elle était en train d’étouffer. Je ne veux pas tuer Chamya. Je ne veux pas vivre sans elle. Mais l’imaginer, là, tout de suite, ça me fait un bien fou. « Premièrement, je t’interdis de me manipuler comme ça, et de décider sans mon accord de ce que je ferai. Deuxièmement, je ne veux pas que tu t’approches d’elle. Laisse-la en dehors de tes histoires. Ce n’est pas son rôle, et tu n’as pas à profiter de sa gentillesse. Je ne peux pas t’empêcher de ruiner ce qu’on a construit ici, mais si tu veux le faire, fais le toute seule. » Mes doigts se resserrent à peine autour de sa gorge, juste assez pour qu’elle sente que sa respiration diminue un peu, et mon ton se refroidit encore un peu, alors que je ne pensais pas que c’était humainement possible. « La prochaine fois que tu me traites comme une pièce d’échec, Chamya, tu le regretteras. Fais-moi confiance. Je t’aime, mais je ne suis pas un jouet. » Lentement, mes doigts s’éloignent de son œsophage, et je pose un rapide baiser dans son cou avant de lui offrir mon sourire le plus ordinaire. « On va au lit ? » Pour ma défense, elle a atteint mes limites, cette fois. Je n’ai jamais été aussi patient de ma vie. Là, je mérite une médaille de self-control.
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MessageSujet: Re: [+18] Because of my love ▬ Jamya. Mar 9 Aoû - 23:44

Because of my love
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« Un sourire peut créer une amitié. Un mot peut arrêter un conflit. Un regard peut sauver une relation. Une personne peut changer ta vie. »

Il part vomir. Bien sûr, j'aurais dû m'attendre à ça, et bien sûr, je fais marche arrière. Je ne peux pas lui servir ce mensonge là, lui dire que je couche avec sa mère. Je ne peux pas continuer à mentir là-dessus et je le comprend plus vite que je n'ai jamais percuté quoi que ce soit. Alors, je lui dis la moitié de la vérité. Le fait qu'Esther m'aide à arrêter la drogue. Je ne sais pas trop si je pensais sincèrement que je parviendrais à calmer les choses en lui disant une chose pareille. En tout cas, c'était ce que j'espérais. Mais je comprend très vite également que la seule chose intelligente que j'aurais pu faire aurait été de juste fermer ma gueule. Rien de plus que ça. Je déglutis, alors que la haine teinte sa voix au moment où il reprend la parole. Je prend ses reproches en pleine gueule, plus violemment que s'il avait levé la main sur moi. J'aurais sérieusement préféré qu'il me frappe. Sérieusement. « Non, bien entendu, tu n’as rien fait de mal, t’es un ange, tout le monde le sait. » L'amertume dans sa voix me donne envie de vomir. Cette situation me donne envie de vomir, mais je reste statique, comme si mon corps lui-même avait décidé de ne plus rien faire du tout. Même ma voix se met en grève, alors que je voudrais parler, me défendre. Peut-être que mon corps a compris plus vite que mon cerveau que le silence était encore le meilleur moyen de ne pas crever ce soir. De toute façon, il continue. Mon cerveau n'arrive même plus à enregistrer. Mon corps ne répond plus. J'ai l'impression d'être simplement paralysée. Paralysée devant sa haine, devant son dégoût, devant la peur qu'il arrive à m'inspirer. Je me rend seulement compte que j'ai oublié une chose dans mon raisonnement bancal concernant ma décision de faire un enfant avec lui ; j'ai oublié de prendre en compte le fait que James est littéralement un malade mental.

Je ne me réveille pas à temps. Lorsque mon corps se réveille, la main de James est déjà autour de ma gorge, et j'essaie de reculer. Et je crois qu'à cet instant, je n'ai jamais autant compris Esther et sa décision de s'éloigner de son fils lorsqu'elle a appris qu'il était dangereux. Qu'il pouvait agir comme ça. Je ne peux pas reculer, et ma main vient se poser sur son poignet pour essayer de lui faire lâcher. Mais il ne lâche pas. Il parle, j'ai juste envie de lui hurler de me lâcher. J'ai aussi envie de lui hurler que sa mère m'apprécie et que ce n'est pas à lui de décider de si oui, ou non, j'ai le droit de passer du temps avec elle. J'ai envie de lui hurler que je le déteste. Qu'il me fait peur. Et, étrangement, j'ai aussi conscience que toute cette situation, que son pétage de câble, est entièrement de ma faute et que sa réaction n'est pas si exagérée que ça. Il serre encore davantage ma gorge, et mon souffle se coupe quelques secondes.  Il me menace, et malgré ma panique, qui me pousse à essayer de me débattre bien plus vigoureusement, j'entends très bien ce qu'il me dit. J'ouvre la bouche pour essayer de retrouver de l'air, en me disant très sérieusement qu'il va me tuer. Au lieu de ça, il me relâche, pose un baiser sur mon cou et je recule tellement violemment que je chute du lit, et que j'ai simplement le réflexe d'aller me réfugier contre le mur, le plus loin possible de lui. Je l'entend vaguement me proposer d'aller me coucher, et je me met à tousser. « Non. » Je me relève rapidement, tout en ayant l'impression que mon corps bouge avec une lenteur infinie. « Je vais dormir autre part. » Je ne peux même pas le regarder, et j'emprunte le chemin qui me permet de rester le plus loin possible de lui. « Pardon. » Avant qu'il n'ai pu avoir le réflexe de me retenir, je sors de sa chambre, et m'en éloigne autant que je peux. Je ne peux pas rester avec lui ce soir. Parce que la peur de lui vient de s'ancrer en moi. Je n'avais jamais eu réellement peur de lui, avant...

Et comme je ne veux pas rester seule, c'est dans la chambre de Charlie que je vais, en lui disant que je ne veux ni discuter, ni baiser, ni rien du tout. En lui disant que je veux juste qu'elle me prenne dans ses bras. Et, naturellement, même blottie contre elle, je ne dors pas du reste de cette nuit merdique...
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MessageSujet: Re: [+18] Because of my love ▬ Jamya.

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